Je te tiens, tu me tiens (air connu)

Vous en reprendrez bien un petit morceau ?" Ce n’est pas du meilleur goût, c’est pour être dans le ton "second degré" du film, si toutefois, il existe. Ça se discute ! Soit un des quinze morceaux qui composaient le corps d’une femme, victime "d’ un tueur consciencieux ", selon les mots du commissaire Lassalle. Il a beau être dépressif, cela ne l’empêche pas de voir clair. Pour lui, l’aveugle, l’accordeur de piano, est l’assassin. C’est lui aussi qui a fait exploser un milliardaire soviétique. Quels sont ses indices pour étayer sa thèse ? Aucun, juste son intuition qui le trompe rarement. En creusant sa piste, il est sûr de trouver le rapport entre les deux crimes et à partir de là, le mobile.

F.Ds

Vous en reprendrez bien un petit morceau ?"

Ce n’est pas du meilleur goût, c’est pour être dans le ton "second degré" du film, si toutefois, il existe. Ça se discute ! Soit un des quinze morceaux qui composaient le corps d’une femme, victime "d’ un tueur consciencieux ", selon les mots du commissaire Lassalle. Il a beau être dépressif, cela ne l’empêche pas de voir clair. Pour lui, l’aveugle, l’accordeur de piano, est l’assassin. C’est lui aussi qui a fait exploser un milliardaire soviétique. Quels sont ses indices pour étayer sa thèse ? Aucun, juste son intuition qui le trompe rarement. En creusant sa piste, il est sûr de trouver le rapport entre les deux crimes et à partir de là, le mobile.

D’ailleurs notre aveugle n’est pas un vrai accordeur de piano, mais bien un gradé de la grande muette qui, d’ailleurs a compris que le commissaire le tenait à l’œil. Oeps ! Bref, ils se mettent à jouer " Je te tiens, tu me tiens, par la mitraillette "

C’est bien là toute la question. Le film a-t-il un second degré ? En apparence, cette affaire de militaires qui réglementent des comptes de trafiquants d’armes, en découpant des femmes intermédiaires selon les pointillés; cela ne prête pas à rire. Mais Jacques Gamblin et Lambert Wilson ne sont pas Alain Delon et Olivier Marchal; l’humour de certaines répliques gratinées n’a pas pu leur échapper.

Et d’autre part, un film de Xavier Palud, le frère [?], le cousin [?] à Hervé Palud, celui de "Un Indien dans la ville" et de "Mookie"; voila qui invite à croire que sous le masque sévère du thriller dénonciateur, se dissimule un suspense pour du rire. Volontaire ou involontaire ? Ça se discute.

Réalisation : Xavier Palud. Scénario : Eric Besnard d’après une idée de Luc Besson. Avec : Jacques Gamblin, Lambert Wilson, Raphaëlle Agogué 1h34.