L'humour français n'est plus ce qu'il était

Croyez-le ou non, le gars qui a réalisé "Dépression et des potes" s’appelle Lemort. Ce qui explique le scanner de son humour : plat. Le film ne décolle jamais, les personnages tournent en rond et en avoir un pro de la vanne pourrie n’excuse pas d’en accumuler autant.

L'humour français n'est plus ce qu'il était
©printscreen
A.Lo.

Ce film réunit "la nouvelle génération de comiques français". Ça craint grave pour l’humour hexagonal, vu qu’on a souri à peine une fois ou deux.

Frank (Fred Testot), responsable dans un studio de doublage et maqué avec une jolie brésilienne, a le moral en berne. Et quand ses trois potes (Jonathan Lambert, Arié Elmaleh, Ary Abittan) se piquent de le lui remonter, ils s’aperçoivent que, malgré les signes extérieurs de bonheur, ils sont tout aussi déprimés. Va, donc, pour la thérapie de groupe.

Croyez-le ou non, le gars qui a réalisé ce machin s’appelle Lemort. Ce qui explique le scanner de son humour : plat. Le film ne décolle jamais, les personnages tournent en rond et en avoir un pro de la vanne pourrie n’excuse pas d’en accumuler autant. De quoi ça nous parle, d’ailleurs ? De dépression ou de potes ? De crise de la quarantaine ou d’amitié ? De famille ou de filles ? Le film n’a aucun argument autre que son intention commerciale. Ou que l’envie de son producteur, Dominique Farrugia, de passer du bon temps avec ses potes. C’est son droit, mais de là à nous le faire payer... Ça se termine dans un aéroport, comme dans "On ira tous au paradis", la suite d’"Un éléphant, ça trompe énormément". A l’époque, les quatre potes d’Yves Robert assumaient leur libertinage adultère, fût-il refoulé. Ceux de Lemort se retrouvent autour d’un enfant adopté. C’est plus consensuel, mais moins bandant. Sans rire.


Dépression et des potes Réalisation et scénario : Arnaud Lemort. Avec Fred Testot, Jonathan Lambert, Arié Elmaleh, Ary Abittan, 1h35.