Sur le sable

Il a une femme charmante, des enfants sympas, des petites filles adorables; il vit dans une maison bucolique, le concept de fin du mois lui est étranger et il est en bonne santé; bref, Taillandier est à bout, en a marre de tout. Et surtout, personne ne comprend sa déprime. Un jour, il part avec un fusil dans le coffre de sa bagnole et a l’intention de se faire sauter le caisson à l’endroit où sa vocation de peintre vit le jour. C’est alors que le destin frappe à la porte, enfin à la portière, qui voit s’engouffrer, dans son grand break, une gamine de 15 ans jetée à la rue par sa mère. Comme s’il n’avait pas assez d’emmerdes. Car il va se prendre le poing du beau-père en pleine tronche et rester avec la fille sur les bras. Taillandier n’a pas encore compris, mais le spectateur qui n’est pas né de la dernière pluie - il n’a pas arrêté de dracher pendant les scènes dramatiques - sait déjà que cette gamine abandonnée va lui ramener le goût de vivre, un sens à sa vie, et même l’inspiration.

F.Ds

Il a une femme charmante, des enfants sympas, des petites filles adorables; il vit dans une maison bucolique, le concept de fin du mois lui est étranger et il est en bonne santé; bref, Taillandier est à bout, en a marre de tout. Et surtout, personne ne comprend sa déprime. Un jour, il part avec un fusil dans le coffre de sa bagnole et a l’intention de se faire sauter le caisson à l’endroit où sa vocation de peintre vit le jour. C’est alors que le destin frappe à la porte, enfin à la portière, qui voit s’engouffrer, dans son grand break, une gamine de 15 ans jetée à la rue par sa mère. Comme s’il n’avait pas assez d’emmerdes. Car il va se prendre le poing du beau-père en pleine tronche et rester avec la fille sur les bras. Taillandier n’a pas encore compris, mais le spectateur qui n’est pas né de la dernière pluie - il n’a pas arrêté de dracher pendant les scènes dramatiques - sait déjà que cette gamine abandonnée va lui ramener le goût de vivre, un sens à sa vie, et même l’inspiration.

C’est pas beau, cela ! C’est toujours beau les histoires de Jean Becker, des histoires d’amitié avec "Les Enfants du marais", de "Dialogues avec son jardinier", de transmission avec "La tête en friche". Elles ont un petit charme rétro et des acteurs savoureux. Mais, cette fois, le réalisateur de "L’été meurtrier" a la main trop lourde : couchers de soleil, "Marylou" de Polnareff en tapis musical, la débutante Jeanne Lambert en Soko version light. Toute l’énergie de Patrick Chesnais ne parvient pas à donner vie à un récit englué dans les clichés.

Réalisation : Jean Becker, d’après le roman d’Eric Holder. Avec Patrick Chesnais, Jeanne Lambert, Miou-Miou 1h30.