Exorciste casher

Père récemment divorcé, Clyde Brenek ne voit ses deux filles que le week-end. Alors, il leur passe leurs quatre volontés : pizzas bien grasses et petits caprices. Lors d’un vide-greniers, la cadette, Em, l’implore de lui offrir un coffret en bois ancien, il accepte. Petit à petit, la gamine devient obsédée par cette étrange antiquité, tandis que surviennent des phénomènes de plus en plus inquiétants. Jusqu’à ce qu’une force maléfique prenne possession de la jeune fille

H.H.

Père récemment divorcé, Clyde Brenek ne voit ses deux filles que le week-end. Alors, il leur passe leurs quatre volontés : pizzas bien grasses et petits caprices. Lors d’un vide-greniers, la cadette, Em, l’implore de lui offrir un coffret en bois ancien, il accepte. Petit à petit, la gamine devient obsédée par cette étrange antiquité, tandis que surviennent des phénomènes de plus en plus inquiétants. Jusqu’à ce qu’une force maléfique prenne possession de la jeune fille

Voilà un scénario qui ne brille pas par son originalité Passée la ridicule mention "tiré d’une histoire vraie" - les scénaristes s’inspirent, en effet, d’un article de Leslie Gornstein dans le "LA Times" intitulé "A Jinx in a Box" - qui accrédite l’existence des démons, on se réjouit de découvrir une bonne petite série B comme on les aime, produite par Sam Raimi. Lequel a confié la réalisation de "The Possession" à Ole Bornedal, un connaisseur du fantastique. Outre "I Am Dina", on lui doit, en effet, notamment "Le Veilleur de nuit" en 1994 et son remake en anglais avec Ewan McGregor trois ans plus tard.

Malgré un casting sans grand charisme (sinon la jeune Natasha Calis), le cinéaste danois se montre particulièrement à l’aise pour créer un climat d’angoisse sourde, en décrivant les petits dérèglements du quotidien et en créant des images fortes. Surtout, Bornedal livre un hommage sincère au modèle du genre : "L’Exorciste" de William Friedkin en 1973. Il multiplie, en effet, les clins d’œil au maître (jusqu’au comportement de la petite fille possédée) mais il en revient également au style du cinéma américain des seventies, inscrivant l’horreur pure dans un traitement très naturaliste. Un mélange d’autant plus efficace et qui garantit quelques sueurs froides en compagnie d’un effrayant dibbouk, un démon de la mythologie hébraïque

Réalisation : Ole Bornedal. Scénario : Juliet Snowden et Stiles White. Avec : Jeffrey Dean Morgan, Kyra Sedgwick 1h 32.