La daube rose de la semaine

Il était une fois deux gentils braqueurs un peu branques. Le genre à se faire une supérette avec des revolvers en plastique. Le genre à s’isoler entre les rayons en plein hold-up pour répondre au directeur de l’école l’informant que sa gamine de 6 ans a encore fugué. C’est ainsi qu’à l’arrêt de bus, la petite rencontre un pute. Super les habits qui flashent ! Trop cool le plafonnage, euh, le maquillage. La conversation s’engage et la dame d’expliquer à l’enfant que son job, c’est de s’occuper des hommes. Or, son papa est justement tout seul, depuis que sa maman, elle est morte au ciel - quelqu’un veut un mouchoir ? Le lendemain, la gamine fonce au lupanar pour donner sa tirelire à la dame, afin qu’elle s’occupe de son papa, jusqu’au 25 décembre.

F.Ds

Il était une fois deux gentils braqueurs un peu branques. Le genre à se faire une supérette avec des revolvers en plastique. Le genre à s’isoler entre les rayons en plein hold-up pour répondre au directeur de l’école l’informant que sa gamine de 6 ans a encore fugué. C’est ainsi qu’à l’arrêt de bus, la petite rencontre un pute. Super les habits qui flashent ! Trop cool le plafonnage, euh, le maquillage. La conversation s’engage et la dame d’expliquer à l’enfant que son job, c’est de s’occuper des hommes. Or, son papa est justement tout seul, depuis que sa maman, elle est morte au ciel - quelqu’un veut un mouchoir ? Le lendemain, la gamine fonce au lupanar pour donner sa tirelire à la dame, afin qu’elle s’occupe de son papa, jusqu’au 25 décembre.

Voilà un conte de Noël pas pressé qui arrive avec un mois de retard et met 1h30 pour atteindre la fin qu’on connaît depuis le début. Mathilde Seigner incarne la pute aux grands ongles (et au grand cœur aussi, ben tiens) alors que JoeyStarr joue au papa poule inconsolable. Son pote, Jean-Pierre passe, de temps en temps, faire le Marielle. Et puis, il y a une charmante gamine transformée en tête à claques, minaudante, nunuchante, gnangnante. La maman qui est morte au ciel devait être diabétique, elle n’a pas supporté l’overdose de sucre, de guimauve et de bons sentiments.

Il reste toutefois un mystère. Le producteur, à qui l’on doit l’idée orginale (sans rire, c’est écrit dans le générique), c’est Thierry Ardisson. Difficile de croire que cette adaptation des "Bisounours dans le quart-monde enchanté" puisse être l’œuvre de l’animateur trash et cynique. Et s’il s’était payé la tête de JoeyStarr et Mathilde Seigner, en les accoutrant comme des baraquis, faisant passer l’un pour un demeuré et l’autre pour une gourde ? Là, on dit mission accomplie cinq sur cinq. Il s’est bien payé leur gueule. Et celle du spectateur au passage.

Réalisation : Stéphanie Murat. Production : Lisa Azuelos, Thierry Ardisson. Avec Mathilde Seigner, JoeyStarr, Shana Castera, Jean-Pierre Marielle 1h23