L’impasse

Sarah (Elisabeth Shue) et sa fille Elissa (Jennifer Lawrence) emménagent dans une maison au fond des bois. Une véritable affaire, parce qu’au bout du chemin, se trouve une résidence où, quelques années plus tôt, Carie-Ann, une gamine, a sauvagement assassiné ses parents, avant de disparaître. Absent au moment du crime, son frère Ryan vit toujours sur place. Regardé avec suspicion par la plupart des habitants de la localité, Ryan noue progressivement une relation avec Elissa, malgré les réticences de Sarah. Terriblement prévisible, variation (consciente ?) sur le "Psycho" tutélaire d’Alfred Hitchcock - plan et monologue finaux inclus - "The House at the End of the Street" n’offrira guère de surprise aux spectateurs rompus au genre "thriller dans un chancre immobilier", sauf manipulation du réalisateur à coups de montage et de "bouh" musical. Si encore un peu de second degré l’émaillait, on pourrait excuser ce cliché perpétuel où chaque personnage s’ingénie à faire exactement le contraire de ce que la logique voudrait. Mais Tonderai se prend au sérieux et agit comme s’il inventait le genre, pourtant le plus éculé du cinéma commercial américain - avec, aussi, ses innombrables dérivés européens depuis vingt ans. Égarée sur le chemin, Jennifer Lawrence, jusqu’ici plus inspirée dans le choix de ses rôles, fait ce qu’elle peut pour rendre consistante Elissa, essayant même d’instiller un peu de recul dans la première partie du film. Ce qui ne l’empêche pas d’échouer dans la même impasse que le film.

A.Lo.

Sarah (Elisabeth Shue) et sa fille Elissa (Jennifer Lawrence) emménagent dans une maison au fond des bois. Une véritable affaire, parce qu’au bout du chemin, se trouve une résidence où, quelques années plus tôt, Carie-Ann, une gamine, a sauvagement assassiné ses parents, avant de disparaître. Absent au moment du crime, son frère Ryan vit toujours sur place. Regardé avec suspicion par la plupart des habitants de la localité, Ryan noue progressivement une relation avec Elissa, malgré les réticences de Sarah. Terriblement prévisible, variation (consciente ?) sur le "Psycho" tutélaire d’Alfred Hitchcock - plan et monologue finaux inclus - "The House at the End of the Street" n’offrira guère de surprise aux spectateurs rompus au genre "thriller dans un chancre immobilier", sauf manipulation du réalisateur à coups de montage et de "bouh" musical. Si encore un peu de second degré l’émaillait, on pourrait excuser ce cliché perpétuel où chaque personnage s’ingénie à faire exactement le contraire de ce que la logique voudrait. Mais Tonderai se prend au sérieux et agit comme s’il inventait le genre, pourtant le plus éculé du cinéma commercial américain - avec, aussi, ses innombrables dérivés européens depuis vingt ans. Égarée sur le chemin, Jennifer Lawrence, jusqu’ici plus inspirée dans le choix de ses rôles, fait ce qu’elle peut pour rendre consistante Elissa, essayant même d’instiller un peu de recul dans la première partie du film. Ce qui ne l’empêche pas d’échouer dans la même impasse que le film.

Réalisation : Mark Tonderai. Avec Jennifer Lawrence, Elisabeth Shue, Max Thieriot, 1h41