Sam Raimi se perd au pays des merveilles

Près de trois ans après le "Alice au Pays des Merveilles" de Tim Burton, le studio Disney livre un film qui lui ressemble en bien des points. Le générique suscite d’emblée le doute : un théâtre en ombres chinoises, des figures gothiques, la musique de Danny Elfman On se croirait vraiment au pays de Monsieur Tim. Mais non, c’est bien le nom de Sam Raimi qui est inscrit au générique. D’ailleurs, on retrouve James Franco, son Norman Osborn Jr de la trilogie "Spider-Man" sous le haut-de-forme de Oz Diggs, un magicien de seconde zone travaillant dans un cirque minable, qu’une tornade précipite "de l’autre côté de l’arc-en-ciel", dans un pays magique où une prophétie prédit qu’un grand magicien vaincra la sorcière maléfique. Le premier quart d’heure est prometteur : tourné en noir et blanc, au format 4/3, il fait le lien avec le célèbre "Magicien d’Oz", de Victor Fleming (1939). Mais avec les mêmes directeurs artistiques et production designer que le "Alice" de Tim Burton, l’esthétique de cet "Oz" se mord rapidement la queue de l’arc-en-ciel. Perdus sur les fonds verts, les acteurs - Rachel Weisz, Michelle Williams et Mila Kunis jouent les trois sorcières - peinent à donner un peu de corps à cette superproduction qui rate sa mise en abyme : lorsque Oz l’imposteur doit démontrer son grand pouvoir de magicien, il recourt à l’illusion des temps modernes : le cinéma. Mais malgré la 3D-Relief et les effets spéciaux, Raimi fait moins bien que Fleming en son temps.

A.Lo.

Près de trois ans après le "Alice au Pays des Merveilles" de Tim Burton, le studio Disney livre un film qui lui ressemble en bien des points. Le générique suscite d’emblée le doute : un théâtre en ombres chinoises, des figures gothiques, la musique de Danny Elfman On se croirait vraiment au pays de Monsieur Tim. Mais non, c’est bien le nom de Sam Raimi qui est inscrit au générique. D’ailleurs, on retrouve James Franco, son Norman Osborn Jr de la trilogie "Spider-Man" sous le haut-de-forme de Oz Diggs, un magicien de seconde zone travaillant dans un cirque minable, qu’une tornade précipite "de l’autre côté de l’arc-en-ciel", dans un pays magique où une prophétie prédit qu’un grand magicien vaincra la sorcière maléfique. Le premier quart d’heure est prometteur : tourné en noir et blanc, au format 4/3, il fait le lien avec le célèbre "Magicien d’Oz", de Victor Fleming (1939). Mais avec les mêmes directeurs artistiques et production designer que le "Alice" de Tim Burton, l’esthétique de cet "Oz" se mord rapidement la queue de l’arc-en-ciel. Perdus sur les fonds verts, les acteurs - Rachel Weisz, Michelle Williams et Mila Kunis jouent les trois sorcières - peinent à donner un peu de corps à cette superproduction qui rate sa mise en abyme : lorsque Oz l’imposteur doit démontrer son grand pouvoir de magicien, il recourt à l’illusion des temps modernes : le cinéma. Mais malgré la 3D-Relief et les effets spéciaux, Raimi fait moins bien que Fleming en son temps.

Réalisation : Sam Raimi. Scénario : Mitchell Kapner et David Lindsay-Abaire. Avec James Franco, Rachel Weisz, Mila Kunis, Michelle Williams, 2h10.