La daube de la semaine

AParis, une jeune femme reçoit de ses meilleures amies, pour son anniversaire, un séjour à l’hôtel Normandy. Elles ont aussi prévu une surprise : un "escort boy". C’est que depuis le décès de son mari, elle fait blocage, et ce petit plan Deauville a pour mission de la décoincer.

F.Ds

A

Paris, une jeune femme reçoit de ses meilleures amies, pour son anniversaire, un séjour à l’hôtel Normandy. Elles ont aussi prévu une surprise : un "escort boy". C’est que depuis le décès de son mari, elle fait blocage, et ce petit plan Deauville a pour mission de la décoincer.

De fait, il ne faut pas une demi-soirée pour tomber raide amoureuse d’un élégant galeriste. Il ne reste plus qu’à bricoler un petit quiproquo et le scénario est ficelé. On demande ensuite à Héléna Noguerra de sourire - elle a des zygomatiques de compétition -, à Eric Elmosnino de prendre son air de caniche mouillé ou séché, à Ary Abittan de faire l’andouille, voire le beignet, vu qu’il roule à l’huile de friture. Et on promène tout ce petit monde de l’élégant lobby à une suite avec vue sur la mer, de la grande salle du restaurant aux célèbres planches, bref, à tous les endroits recommandés par l’office du tourisme et le groupe Barrière. But de l’opération : profiler Deauville comme une destination romantique de luxe, exposer à la fois la cinégénie du lieu et la rénovation complète du quatre étoiles.

Chabada-bada a fait son temps, fini le rodéo en mustang sur la plage, maintenant, on s’habille chez Hermès, on déjeune devant un plateau de fruits de mer au bar du soleil, on défile à la biennale d’art contemporain et on va s’encanailler aux courses, au casino, voire dans un bar latino.

Et le cinéma dans tout cela ? "Hôtel Normandy" relève d’un nouveau concept, celui du film promo d’une heure trente emballé dans une fiction prétexte. Tout comme "Un prince (presque) charmant" de Philippe Lellouche mettait en situation Zoé, la voiture électrique de chez Renault.

Réalisation : Charles Nemes. Avec Eric Elmosnino, Héléna Noguerra 1h 37.