Chris Wegde a rétréci la gosse

Après "L’âge de glace", en 2002, et "Robots", en 2005, voici enfin le troisième long métrage en tant que réalisateur de Chris Wedge, toujours pour les studios Blue Sky (Fox). Après avoir produit les deux suites de "L’âge de glace", le cinéaste est de retour avec un conte dont il a pioché l’idée chez William Joyce, auteur jeune public de "The Leaf Men and the Brave Good Bugs" en 1996. "Epic" plonge, en effet, au cœur d’un monde merveilleux, celui des hommes-feuilles qui livrent un combat acharné contre de méchants insectes menés par l’impitoyable Mandrake, lequel ne rêve que de pourriture. Ils doivent notamment protéger à tout prix leur reine Tara, garante de l’équilibre de la forêt et, donc, du monde Ce monde microscopique, personne n’en soupçonne l’existence, si ce n’est un excentrique savant fou qui a truffé les bois de capteurs et de caméras, persuadé de pouvoir un jour prouver l’existence de ce monde caché. Au grand désespoir de sa file M.K. qui revient vivre chez lui, suite au décès de sa mère. La jeune fille est parfaitement incrédule, jusqu’au jour où elle se retrouve rétrécie et projetée auprès des hommes-feuilles

Hubert Heyrendt

Après "L’âge de glace", en 2002, et "Robots", en 2005, voici enfin le troisième long métrage en tant que réalisateur de Chris Wedge, toujours pour les studios Blue Sky (Fox). Après avoir produit les deux suites de "L’âge de glace", le cinéaste est de retour avec un conte dont il a pioché l’idée chez William Joyce, auteur jeune public de "The Leaf Men and the Brave Good Bugs" en 1996. "Epic" plonge, en effet, au cœur d’un monde merveilleux, celui des hommes-feuilles qui livrent un combat acharné contre de méchants insectes menés par l’impitoyable Mandrake, lequel ne rêve que de pourriture. Ils doivent notamment protéger à tout prix leur reine Tara, garante de l’équilibre de la forêt et, donc, du monde Ce monde microscopique, personne n’en soupçonne l’existence, si ce n’est un excentrique savant fou qui a truffé les bois de capteurs et de caméras, persuadé de pouvoir un jour prouver l’existence de ce monde caché. Au grand désespoir de sa file M.K. qui revient vivre chez lui, suite au décès de sa mère. La jeune fille est parfaitement incrédule, jusqu’au jour où elle se retrouve rétrécie et projetée auprès des hommes-feuilles

Côté scénario, "Epic" se la coule douce, déroulant tranquillement son intrigue totalement convenue, n’offrant que des oppositions binaires entre bons et méchants, crédules et incrédules, lumière et ombre, bien et le mal. Tandis que le film honore des valeurs comme la curiosité, la différence et l’amitié. Bref, rien de bien neuf sous le soleil Si l’on ne s’ennuie pas complètement, c’est grâce au grand savoir-faire de Chris Wegde qui prouve une fois de plus qu’il est l’un des maîtres de l’animation hollywoodienne contemporaine. Fluide, précise, sa mise en scène est un régal, notamment dans les nombreuses scènes d’action qui restent toujours lisibles, malgré le grand nombre de personnages. Manque quand même ce qui fait le sel des "Toy Story", "Ice Age" et autres "Shrek", une bonne dose de second degré et de clins d’œil savoureux, dont est désespérément dépourvu "Epic" qui ne s’adresse donc qu’aux plus jeunes

Réalisation : Chris Wedge. Scénario : James V. Hart, William Joyce et Daniel Shere (d’après le livre de W.Joyce). Avec les voix en VO de Colin Farrell, Beyoncé Knowles, Christoph Waltz, Amanda Seyfried 1 h 42.