Dopée à la daube

Le titre ne ment pas : "La Grande Boucle" a bien pour décor le Tour de France, centenaire oblige. François (Clovis Cornillac), commercial pour une chaîne de sports, s’y retrouve accidentellement après une brouille avec sa femme. Croisant le chemin d’une famille franco-hollandaise de passionnés de la petite reine et celui d’un directeur sportif en réinsertion (Bouli Lanners), François se met en tête de réussir sa propre grande boucle.

A.Lo.

Le titre ne ment pas : "La Grande Boucle" a bien pour décor le Tour de France, centenaire oblige. François (Clovis Cornillac), commercial pour une chaîne de sports, s’y retrouve accidentellement après une brouille avec sa femme. Croisant le chemin d’une famille franco-hollandaise de passionnés de la petite reine et celui d’un directeur sportif en réinsertion (Bouli Lanners), François se met en tête de réussir sa propre grande boucle.

Laurent Tuel (Le premier cercle) vise sans surprise la comédie populaire estivale. Mais le scénario pédale dans la semoule (réchauffée). Ce n’est pas l’EPO qui dope l’imagination ici, mais le placement de produits : telle la caravane du Tour, le film, étape après étape, aligne ses sponsors et ses cartes postales pour syndicat d’initiative. Aussi hypocrite sur la question du dopage - éludée bien que présente en filigrane -, "La Grande Boucle" a le culot de dénoncer le sponsoring à outrance qui a fini par écraser le sport sous le poids de l’argent. Le cinéma est menacé du même mal : le producteur Vincent Maraval le dénonçait début d’année dans une tribune qui fit grand bruit en France. Cochon qui s’en dédit : c’est sa société Wild Bunch qui produit le film en France. Mais, c’est sûr, ce film-ci n’aura pas besoin de faire de recettes : les annonceurs sont déjà passés à la caisse.

Réalisation : Laurent Tuel. Avec Clovis Cornillac, Bouli Lanners, et Skoda, Lessieur, France 2, Cochonou, Kinder, 1h38