"Made in Belgiëque" à Paris

Du 28 juin au 9 juillet, le Festival Paris Cinéma présente le 7e art belge en 125 films. Entre nouveautés et grands classiques.

F.Ds
"Made in Belgiëque" à Paris

Après avoir clôturé, mercredi, le Festival de cinéma de Bruxelles, Charlotte Rampling s’en ira ouvrir, vendredi, celui de Paris. Celui-ci en est à sa 11e édition et projette environ 200 films dans une quinzaine de lieux de la capitale française, dont le somptueux Louxor, récemment restauré.

Paris Cinéma propose une compétition internationale, des avant-premières, des rétrospectives tout en accueillant des invités. Une de ses caractéristiques majeures est de mettre une cinématographie à l’honneur de façon spectaculaire. Après le cinéma hongkongais, c’est notre tour avec un programme de 125 films (75 longs + 50 courts) intitulé "Made in Belgiëque"

Des hommages à Joachim Lafosse, Natacha Régnier, Felix van Groeningen, une nuit de la belgitude et une autre consacrée à Jean-Claude Van Damme, des panoramas longs et courts métrages, des films d’animation pour les plus jeunes, un hommage aux studios Belvision sont quelques-uns des événements qui parsèmeront ce panorama exceptionnel organisé en collaboration notamment avec Wallonie-Bruxelles International et la Délégation et le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Des nouveautés et des pellicules historiques

Le festival sera l’occasion de présenter les avant-premières françaises de "La Tendresse" de Marion Hänsel, "Henri" de Yolande Moreau et "Le Grand’Tour" de Jérôme le Maire ainsi que "Les Lèvres rouges", le film culte de Harry Kümel sorti en 1971 et projeté pour la première fois en version restaurée.

Le festival organise également un large panorama de longs et courts métrages qui permettra d’appréhender le cinéma belge dans son ensemble, qu’il soit de langue française ou néerlandaise, d’un genre classique ou contemporain, muet ou parlant. Les spectateurs pourront notamment découvrir la version restaurée de l’historique "Maudite soit la guerre d’Alfred Machin" (1913) de voir ou revoir "L’Homme au crâne rasé" d’André Delvaux (1965); "Jeanne Dielmann, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles" de Chantal Akerman (1975); "Déjà s’envole la fleur maigre de Paul Meyer" (1960); "Vase de noce" de Thierry Zéno (1974); "Au nom du Führer" de Lydia Chagoll (1977); "Toto le Héros" de Jaco Van Dormael ou encore "L’Enfant" des Dardenne.

Plus d’une cinquantaine de courts-métrages seront présentés dont une sélection des travaux de fin d’études de l’INSAS et de l’IAD ou ceux de Jaco Van Dormael et d’Olivier Smolders. Avec aussi un Ciné-concert de courts métrages surréalistes et d’avant-garde, accompagnés par Daniel Schell et Dirk Descheemacker.

Dans le cadre de l’hommage à Joachim Lafosse, ses films "Folie Privée", "Nue Propriété", "Elève libre", "À perdre la raison" et "Ça rend heureux" seront projetés en sa présence. Il en sera de même pour l’hommage à Natacha Régnier que l’on pourra retrouver dans "38 témoins", "Demain on déménage" ou encore "Les Amants criminels" de François Ozon.

Le festival a également choisi de mettre l’accent sur les comédies comme "Le Banquet des fraudeurs" de Henri Storck; "Les Convoyeurs attendent" de Benoît Mariage; "Dikkenek" d’Olivier Van Hoofstadt; "Panique au village" d’Aubier et Patar; "Eldorado" de Bouli Lanners ou encore "C’est arrivé près de chez vous" de Belvaux, Poelvoorde et Bonzel projeté en séance d’ouverture, ce vendredi au Louxor.

C’est donc à un panorama très large, des premiers temps du muet à nos jours que le festival conviera le public parisien confronté ainsi à la multitude de la "belgitude".

Programme et infos : www.pariscinema.org