"Fast&Furious 7" : La daube de la semaine

Elles sont fast, furious et volantes. Elles rêvent de faire leur 11 septembre.

F.Ds

Elles sont fast, furious et volantes. Elles rêvent de faire leur 11 septembre.

Mieux vaut tard que jamais", affirme le dicton. Au 7e épisode, est-il enfin venu le moment de sauter dans la vrombissante saga ?

Alors petit résumé des épisodes précédents ? Non, pas de résumé. Pas nécessaire, il n’y a pas de scénario. Ou plutôt, il est connu. D’un côté, il y a un méchant devenu encore plus méchant car on a fait bobo à son frère. Et puis de l’autre, il y a la bande de fast furieux chargés de l’écrabouiller avec une voiture, de le dégommer avec leurs pneus.

C’est le concept. Robin des Bois a un arc à flèches, Zorro a une épée; dans "Fast & Furious", on a des moteurs 8 cylindres en "V" avec carburateurs inversés. Là, je ne comprends déjà plus ce que j’écris, c’est qu’il est recommandé de laisser son cerveau au vestiaire sans quoi la projection peut vite se révéler très très pénible.

Pas besoin de présenter les personnages, on les reconnaît sans même les avoir rencontrés. Il y a le chef, c’est celui avec la grosse voix et les plus gros muscles stéroïdés. Autour de lui, il y a la poule du chef, le beau gosse, le Mac Gyver et le rigolo. Celui qui bosse dans ce film, c’est le concepteur des cascades auquel on a assigné un objectif : faire trop hénaurme. Le gars s’acquitte de la tache avec un terril de tôles froissées, des voitures parachutées ou traversant des buildings à la "11 septembre" mais en voiture.

Mais plus c’est énorme, moins c’est crédible. L’énormité ne génère aucune tension, juste un sourire ironique au début et puis de l’irritation. D’autant moins crédible que ce réalisateur doit venir du jeu vidéo si on en croit sa façon de filmer les combats, comme s’il hachait des oignons.

Il y avait toutefois un suspense dans le film, c’est la façon dont la production allait gérer la disparition de son acteur Paul Walker - le beau gosse -, dans un accident de voiture. Hé oui, dans la vraie vie, les accidents de voiture, ça tue ! Le scénario allait-il le tuer pour la bonne cause et produire, une crapuleuse scène d’émotion ? He bien, non, on a résisté à la tentation.

Alors mieux fast que jamais ? Mieux vaut jamais. 


Réalisation : James Wan. Avec Vin Diesel, Paul Walker, Jason Statham… 2h20.