"Boychoir": Trop plein de fausses notes

Fable niaise sur la rédemption d’un orphelin par la chanson.

Lorfèvre Alain

Fable niaise sur la rédemption d’un orphelin par la chanson.

Stet Tate (Garrett Wareing) n’a guère de chance : né sous X, ce jeune adolescent se retrouve orphelin quand sa mère sort définitivement de route. Pas de quoi tempérer sa révolte permanente. Mais une directrice à l’oreille musicale a repéré son talent vocal, et parvient à le faire inscrire dans la meilleure école d’enfants de chœur - avec l’appui financier de son père biologique trop heureux de le cacher quelque part et, ça tombe bien, très nanti.

En fait d’enfants de chœur, les nouveaux condisciples de Stet ont bien intégré les codes du cinéma mainstream nord-américain : il y a donc les bons et les méchants, les rivaux et les alliés…

Même répartition des stéréotypes chez les profs : on croise l’élitiste, le bienveillant et le maître exigeant. C’est pas sorcier : "Boychoir" est un peu la version "Les Choristes" d’Harry Potter, en plus téléphoné. A côté, "The Voice" ou "La Star Ac’", c’est du Bergman question subtilité psychologique et du Fincher côté retournement dramatique.

Et tant qu’à faire dans la didactique, Dustin Hoffman et Kathy Bates auraient pu donner quelques leçons à leurs jeunes partenaires. Cela n’aurait pas sauvé grand chose mais au minimum évité l’excès de fausses notes - tant l’interprétation des moins de 12 ans est une catastrophe.

"Boychoir": Trop plein de fausses notes
©dr

 Réalisation : François Girard. Scénario : Ben Ripley. Avec Garrett Wareing, Dustin Hoffman, Kathy Bates… 1h43.

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