"These Final Hours": La fin du monde qui fait pshiiiit !

Le monde n’a plus que quelques heures à vivre. Un objet céleste a frappé l’Atlantique Nord. L’Europe est rayée de la carte, l’Afrique de l’Ouest et la côte Est des Etats-Unis sont touchées et, d’ici une douzaine d’heures, l’effet papillon dévastateur touchera l’Australie.

Alain Lorfèvre

Un premier film de l’Australien Zak Hilditch. Stylé mais sans rythme.

A quoi ressembleraient les dernières heures de l’Humanité ? La question a taraudé de nombreux écrivains et cinéastes et génère de longue date le genre dit "apocalyptique" sur les grands et petits écrans. Chez Lars Von Trier, elle se teintait de "Melancholia". Pour l’Australien Zak Hilditch, elle est prétexte à une errance dans des rues désertes, entrecoupée par une rave party orgiaque.

Le monde n’a plus que quelques heures à vivre. Un objet céleste a frappé l’Atlantique Nord. L’Europe est rayée de la carte, l’Afrique de l’Ouest et la côte Est des Etats-Unis sont touchées et, d’ici une douzaine d’heures, l’effet papillon dévastateur touchera l’Australie.

A Perth, James (Nathan Phillips) décide de prendre la route pour rejoindre sa petite amie alors que l’Humanité part en sucette. Après être tombé sur un fou furieux qui dézingue ceux qu’il croise à coups de machette, James aperçoit deux individus tout aussi peu fréquentables, venant de kidnapper une gamine. James ferait bien main basse sur leur camionnette. Mais les cris de la gamine lui arrachent un sursaut d’altruisme. Deux mano a mano plus tard, le voici flanqué de Rose (Angourie Rice) et rapidement contraint de retrouver le père de celle-ci.

D’étape en étape (chez sa sœur, chez sa mère, chez son meilleur pote et sa meuf), James noue avec Rose une relation forgée par la folie ambiante qui semble s’être emparée de tout individu. Si le thème est en soi passionnant, Hilditch n’en fait rien d’autre qu’un aimable divertissement pour post-ado. N’optant ni pour l’action pure ni pour la réflexion existentialiste, ce premier long métrage manque cruellement de rythme et de profondeur. Ces dernières heures-là sont bassement prosaïques sur le fond et vaguement barbantes sur la forme, malgré les filtres qui irradient l’image et une bande-son techno vouée à rendre l’ensemble un rien catchy.

"These Final Hours": La fin du monde qui fait pshiiiit !
©dr

 Réalisation et scénario : Zak Hilditch. Avec Nathan Phillips, Angourie Rice,… 1h26