"Un peu, beaucoup, aveuglément" : L’amour rend aveugle

Clovis Cornillac s’essaye à la réalisation. Tous aux abris !

Heyrendt Hubert

Clovis Cornillac s’essaye à la réalisation. Tous aux abris !

On savait Clovis Cornillac mauvais acteur (son talent étant au moins inversement proportionnel à sa popularité), on le découvre désormais mauvais réalisateur. Et dès la première scène, on sent que ce premier essai va être pénible à se farcir. Une jeune fille stricte (genre petit pull sage, grosses lunettes) déménage avec son piano et son lampadaire… Tout sonne faux et l’on sait déjà que la jeune femme timide (Mélanie Bernier) cache une très jolie brune.

La jeune femme en question est une pianiste professionnelle qui déménage pour s’installer dans une petite chambre de bonne. Pas de chance, elle tombe sur un voisin inventeur de jouets très sourcilleux au niveau du bruit et la fine cloison qui les sépare est très très mal insonorisée. Ils entendent absolument tout. Après s’être rendu la vie infernale, ils décident de cohabiter, finissent par sympathiser et tombent amoureux. Sans jamais se voir…

Scénario improbable écrit sur un coin de table, humour potache voire scato, acteurs poussifs, réalisation bas de gamme, recyclage de tous les pires clichés, notamment sur la musique classique (avec une vraie idée de mélomane : on joue mieux du piano avec les cheveux détachés et un décolleté plongeant)… Clovis Cornillac n’en rate pas une et livre l’un des pires films français de l’année. On n’espère qu’une seule chose : que ce premier film en tant que réalisateur sera aussi le dernier…H. H.

 

"Un peu, beaucoup, aveuglément" : L’amour rend aveugle
©DR

 Réalisation : Clovis Cornillac. Scénario : Lilou Fogli, C. Cornillac & Tristan Schulmann. Avec Mélanie Bernier, Clovis Cornillac, Lilou Fogli, Philippe Duquesne, Manu Payet… 1 h 30.