"Tomorrowland" : Il faut sauver la planète bleue

Avec "Tomorrowland", Disney propose un nouveau film à "message écologiste" soigneusement nappé d’action et de science-fiction.

Karin Tshidimba

Avec "Tomorrowland", Disney propose un nouveau film à "message écologiste" soigneusement nappé d’action et de science-fiction.

Casey Newton (Britt Robertson) est une jeune fille brillante et passionnée, particulièrement concernée par les défis environnementaux et les réponses scientifiques à y apporter. Un jour, elle se retrouve en possession d’un pin’s qui lui permet de se téléporter dans un endroit secret et merveilleux où se joue, en fait, l’avenir de notre planète. Un avenir menacé si rien n’est tenté afin d’enrayer l’actuelle spirale de destruction de nos ressources naturelles.

Sur sa route, Casey croise une gamine étrange, Athena (Raffey Cassidy), et un scientifique aigri et misanthrope, Frank Walker (George Clooney), qui semblent bien connaître le monde "nouveau" que Casey vient de découvrir. Reste à convaincre ce dernier de les aider à y retourner.

Poursuivis par de mystérieux hommes de main, voilà le scientifique et les deux jeunes filles propulsés en plein cœur d’une mission à haut risque, dans un monde extraordinaire : celui d’un futur aux énergies repensées et à la nature préservée. Un futur qui déchante, pourtant, et semble même condamné à très court terme si rien n’est fait pour contrecarrer le réchauffement climatique et sa série d’impacts néfastes sur l’environnement : typhons, pollution, fonte des glaciers, raz de marée. Tous ces signes récurrents du dérèglement de la nature que l’homme ne peut continuer d’ignorer.

On connaît les préoccupations environnementalistes de George Clooney. Personne ne s’étonne donc de le retrouver au générique de ce nouveau film des studios Disney qui vante les mérites de ceux qui ne se résignent pas et cherchent activement des solutions pour la Terre. Car comme Frank Walker le révèle à Casey, le compte à rebours est irrémédiablement enclenché et il reste peu de temps pour sauver la planète bleue. Il serait donc irresponsable et même criminel de ne pas chercher à inverser le cours des choses. Cela tombe bien car c’est depuis toujours l’intime conviction de Casey, qui refuse cette "chronique d’une catastrophe annoncée" présentée chaque jour par ses professeurs au collège.

Une pincée de "Retour vers le futur", une portion de "Star Trek", le tout nappé d’une bonne dose de "Mission impossible", Damon Lindelof ("Lost") et Brad Bird ("Mission impossible : Protocole fantôme"), scénaristes et producteurs, ne cachent pas leurs influences dans ce film mariant habilement action et science-fiction. Le réalisateur des "Indestructibles" est à la barre de ce "Project T" qui mêle étroitement préoccupations actuelles, inventions futuristes et rêves universels. Une fable environnementaliste à grand spectacle qui devrait plaire aux jeunes de 10 à 90 ans et qui parie sur notre envie (très enfouie) de changer le monde. Aux côtés de George Clooney, les fans reconnaîtront aussi Hugh Laurie, autre star qui a d’abord bâti sa renommée sur le petit écran ("Dr House") avant de conquérir le grand.


"Tomorrowland" : Il faut sauver la planète bleue
©DR

 Réalisation : Brad Bird. Scénario : Damon Lindeloff et Brad Bird. Musique : Michael Giacchino. Avec George Clooney, Britt Robertson, Hugh Laurie, Judy Greer… 2h10.