"Rio I love you" : L’album touristique de la future cité hôte des Jeux olympiques

Après les officiels Paris et New York, et l’officieux "7 Days in Havana", voici "Rio I Love You", film mosaïque en dix tableaux de cinéastes, consacré à la mégalopole brésilienne.

F.Ds

Après les officiels Paris et New York, et l’officieux "7 Days in Havana", voici "Rio I Love You", film mosaïque en dix tableaux de cinéastes, consacré à la mégalopole brésilienne. Le film à sketches a ceci de rassurant, qu’à un segment décevant peut succéder un autre enthousiasmant. Et puis, il contient un petit plaisir pour cinéphile : tenter d’identifier l’auteur du court métrage.

En route donc pour Rio, absolument sublime depuis le hublot. Mais l’atterrissage est rude car la première histoire est celle d’une SDF. Mais elle ne nous emmènera pas voir l’envers du décor de la future ville hôte des J.0. C’est "Rio, I Love You", dix petites histoires d’amour ayant la ville pour décor. Une toile peinte aurait suffi pour John Turturro et son clip avec Vanessa Paradis. En revanche, Stephan Elliott fait escalader le pain de sucre à ses acteurs et Jose Padilha tourner une aile delta autour du Christ, lui suggérant de descendre en bas. Le film aussi reste en altitude. Paolo Sorrentino s’installe avec Emily Mortimer dans un immense appartement et un minuscule scénario. Fernando Meirelles, sans doute le plus inspiré, envoie Vincent Cassel à la plage sculpter le sable. Nadine Labaki ne détourne pas les yeux devant un enfant abandonné, mais elle met en scène un miracle pour soulager sa conscience. Quant au fameux scénariste Guillermo Arriaga, il tourne une variation courte de "De rouille et d’os".

Ces dix vignettes composent moins un film qu’un album touristique avec couchers de soleil, musique locale et jolies Brésiliennes de toutes les couleurs de peau.


"Rio I love you" : L’album touristique de la future cité hôte des Jeux olympiques
©dr

 Réalisation : Fernando Meirelles, José Padilha, Guillermo Arriaga, Vicente Amorim, Stephan Elliott, Im Sang-soo, Nadine Labaki, Paolo Sorrentino, John Turturro 1h50.