"Hitman : agent 47" : La daube de la semaine

Agent 47. Pourquoi 47 ? Durant la scène inaugurale, un tueur surentraîné dézingue tous les agents de sécurité d’une organisation ultraprotégée. S’arrêtera-t-il quand il aura atteint 47 macchabées ? Si oui, le film est un (très) court métrage.

Fernand Denis

Agent 47. Pourquoi 47 ? Durant la scène inaugurale, un tueur surentraîné dézingue tous les agents de sécurité d’une organisation ultraprotégée. S’arrêtera-t-il quand il aura atteint 47 macchabées ? Si oui, le film est un (très) court métrage.

On change d’univers après le prologue, d’un décor high-tech aseptisé, on passe à une poussiéreuse salle des archives berlinoises. Une jeune femme cherche des informations sur quelqu’un mais elle ne sait pas qui ? La fonctionnaire ne peut rien pour elle mais cela n’empêche pas notre jolie fille de lui tirer la gueule. Elle est du genre mannequin, c’est le métier qui veut cela. Ou alors, elle trouve peu valorisant de jouer les entractes entre les scènes d’action de ce mille-feuille.

Une scène d’action, une pause avec des cacahuètes de scénario et puis rescène à 30 cadavres; c’est le programme de notre agent 47. Il aurait pu mettre un slip rouge assorti à sa cravate au-dessus de son fute, car même s’il est plutôt russe, il a des superpouvoirs de superhéros américain. Ainsi, il prémonitionne les mouvements de ses adversaires, quelques précieuses secondes fatales à tous les ectoplasmes qui surgissent à l’écran pour disparaître léthalement quelques instants plus tard.

Et quand l’agent 47 a atteint son quota, le mannequin vient lui tirer la gueule en prenant la pose en punkette, en sportive, en maillot de bain, tout en grignotant quelques bribes de scénario. Celui-ci est inspiré d’un jeu vidéo trempé dans le Terminator, le Matrix, le Fast, le Furious et le pop-corn. 


"Hitman : agent 47" : La daube de la semaine
©DR

 Réalisation : Aleksander Bach. Avec Rupert Friend, Hannah Ware… 1h25.