"Krampus" : Cauchemar de Noël

Se jouant du folklore de Noël en inversant tous ses codes, "Krampus" n’est pas dénué d’un certain mauvais esprit (de Noël) tout à fait réjouissant, faisant voler en éclats la famille traditionnelle.

Hubert Heyrendt

Un petit film d’horreur qui se joue de l’esprit (maléfique) de Noël.

En cette fin décembre, c’est la ruée dans le centre commercial, envahi dès l’ouverture des portes par des hordes de consommateurs assoiffés de bonnes affaires, prêts à se mettre sur la gueule pour décrocher la dernière peluche, la dernière guirlande lumineuse ou le dernier écran plat. Vive l’esprit de Noël ! La famille se réunit pour communier dans le bonheur des retrouvailles. Sauf qu’entre Max et ses cousins, il y a un monde ! Ses parents (Toni Collette et Adam Scott) sont du genre voiture hybride et démocrates, là où son oncle conduit un Hummer et ne jure que par les armes à feu. Comment vont-ils faire pour survivre tous ensemble pendant trois jours ? La tension est telle que, désespéré, Max en vient à déchirer sa lettre au père Noël en maudissant tout le monde. Une incroyable tempête de neige s’abat alors sur la petite ville, plongée dans le noir et le chaos…

Se jouant du folklore de Noël en inversant tous ses codes, "Krampus" n’est pas dénué d’un certain mauvais esprit (de Noël) tout à fait réjouissant, faisant voler en éclats la famille traditionnelle. Méchant croque-mitaine issu du folklore allemand, le Krampus, sorte de Père Fouettard vraiment très très méchant, remplace ici le brave Santa Claus, distribuant biscuits de pain d’épices carnivores et autres poupées cannibales. Malheureusement, Michael Dougherty retombe vite dans les travers du film d’horreur classique et dans un premier degré à toute épreuve. Le plus effrayant reste définitivement l’intro, non fantastique, qui décrit avec délectation le cauchemar de la consommation maladive en ces périodes de fête et de réunions de famille obligées…


"Krampus" : Cauchemar de Noël
©DR

 Réalisation : Michael Dougherty. Scénario : Michael Dougherty, Todd Casey & Zach Shields. Musique : Douglas Pipes. Avec Adam Scott, Toni Collette, David Koechner… 1h38

Ce film ne sort qu’en VO sous-titrée en Flandre et à Bruxelles (à Kinepolis).