"Conjuring 2" : Poltergeist londonien

Une série Z à mi-chemin entre "L’Exorciste" et "Poltergeist". Nul.

H. H.

Une série Z à mi-chemin entre "L’Exorciste" et "Poltergeist". Nul.

Les cold cases d’Ed et Lorraine Warren sont une bénédiction pour le cinéma horrifique hollywoodien. Il y eut évidemment "Amytiville" en 1979, classique de la maison hantée dont le remake en 2005 lança une série de films inspirés des enquêtes paranormales du couple de Nouvelle Angleterre : "The Haunting In Connecticut", "The Conjuring", "Annabelle" et désormais "The Conjuring 2". Et la série peut continuer; les Warren prétendent en effet être intervenus sur… 10 000 cas.

Seule originalité de ce film déjà vu cent fois, l’action se passe à Enfield, dans la banlieue nord de Londres en 1977, au lendemain des événements d’Amytiville. Une mère (Franka Potente) vit seule avec ses quatre enfants dans une petite maison. Soudain, ses deux filles, surtout la petite Janet, 11 ans, expérimentent des phénomènes étranges… Les experts locaux n’en sortant pas avec ce cas de possession, ils font appel aux Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga). Ceux-ci vont tenter de venir en aide à cette famille en affrontant leurs propres démons.

Tout cloche dans "The Conjuring 2", réalisé comme le premier volet par James Wan, qui peine à se renouveler depuis la série des "Saw". Le principe est toujours le même mais cette fois on touche carrément le ridicule, les scénaristes ne se préoccupant aucunement de la vraisemblance, l’inévitable mention "inspiré d’une histoire vraie" devant suffire à anesthésier les spectateurs. Sauf qu’au-delà de l’insulte à la rationalité qui consiste à parler d’histoire vraie à propos de paranormal, le poltergeist d’Enfield est l’un des cas de possession les plus controversés, plutôt considéré aujourd’hui comme un bon vieux canular… A la différence de cette interminable série Z qui se prend toujours au sérieux avec une absence totale de second degré.


Réalisation : James Wan. Avec Patrick Wilson, Vera Farmiga, Franka Potente… 2 h 13.