Le FIFF sur son 31 à Namur

Six jours pour faire le plein de films et de projets francophones.

F.Ds
Audrey Fleurot - No web - No chaîne TV - Exclusif - Avant première du film "Le Fantôme de Canterville" au cinéma UGC à Aulnay-sous-Bois le 3 avril 2016. Reporters / Bpresse
Audrey Fleurot - No web - No chaîne TV - Exclusif - Avant première du film "Le Fantôme de Canterville" au cinéma UGC à Aulnay-sous-Bois le 3 avril 2016. Reporters / Bpresse ©Reporters / Bpresse

Du 30 septembre au 6 octobre, Namur vivra au rythme du FIFF, son festival international du film francophone qui a placé la capitale wallonne sur le planisphère du cinéma.

Après l’édition anniversaire de l’an dernier qui a vu le FIFF multiplier les initiatives en direction des jeunes talents, l’édition n°31 est un peu à la diète. D’ailleurs, elle compte un jour de moins, du vendredi 30 septembre au jeudi 6 octobre. Diète forcée. Les crédits alloués à la culture sont en baisse et une grève générale programmée le vendredi 7 ont poussé Jean-Louis Close, président du FIFF et Nicole Gillet, la déléguée générale, à ranger les projecteurs un jour plus tôt. Craignaient-ils de voir Raymonde, icône du SETCa namurois, s’en occuper elle-même et mettre du Bayard lors la cérémonie de clôture ?

Il n’en reste pas moins 140 films au programme, 70 courts et 70 longs dont 17 avant-premières. Les frères Dardenne assurent l’ouverture avec "La fille inconnue". Pas tout à fait celle de Cannes. Dans la foulée du festival, les frères ont retravaillé le montage, coupé huit minutes, tracé une ligne dramatique plus nette. Au final, un meilleur film. La clôture aussi est d’origine cannoise, c’est la Caméra d’or décernée à "Divines" de Houda Benyamina. Une projection exceptionnelle, car le film ayant été acheté par Netflix, il ne connaîtra pas de sortie en salles (sauf en France). L’occasion est unique de voir ce film réservé aux abonnés de Netflix.

Des compétitions et des projets

Entre ces deux temps forts, le FIFF multiplie les compétitions et les jurys. Des courts et des longs métrages en provenance de France, du Québec, de Suisse, d’Afrique et bien sûr de Belgique s’affrontent. Audrey Fleurot présidera le jury "Courts métrages". Des étudiants en cinéma composent le Jury Cantillon qui se concentre sur les premières œuvres. Quant à la compétition officielle, elle sera soumise au nouveau chevalier wallon de Bouli Lanners, président d’un jury qui compte notamment Sandrine Bonnaire et Jérôme Bonnell. Au leur menu 11 fictions et 4 documentaires. On pointera "Une vie", le nouveau Stephan Brizé ("La loi du marché"). Un documentaire de Valeria Bruni Tedeschi sur "Une jeune fille de 90 ans". Les deux Adèle, Haenel et Exarchopoulos dans "Orpheline" d’Arnaud des Pallières. Ou encore "En amont du fleuve" de Marion Hänsel ou "Noces" de Stephan Streker.

Et le public sera seul juge des avant-premières dont "Mal de Pierres" de Nicole Garcia ou "Le ciel attendra" de Marie-Castille Mention-Schaar.

Parallèlement, le FIFF a développé les initiatives en direction de publics spécifiques. FIFF Campus organise une quarantaine de séances pour les jeunes en présence d’invités. Ainsi la projection du documentaire "Demain" sera suivie d’un échange avec son réalisateur Cyril Dion.

Le FIFF n’est pas qu’un diffuseur, il entend être un moteur dans la production. La dernière action en date est "La manufacture" qui tisse des liens entre les écoles de cinéma. Il y a l’atelier d’expertise qui met en contact des porteurs de projets et des experts pour les évaluer. L’atelier Grand Nord, réunit des auteurs de la francophonie autour de la réécriture de scénarios. "La 3e personne" organise la rencontre de réalisateurs et de compositeurs. "Génération Talent" permet à de jeunes comédiens de tourner un court métrage avec Matthieu Donck, réalisateur de "La Trêve".

Impossible de parler de tout, mais on s’en voudrait de ne pas rappeler que le coup de cœur 2016 est Sergi López.

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