"Passengers" : Heureusement, les décors sont spectaculaires

Fernand Denis

Le vaisseau spatial Avalon est en route vers la planète Homehead II, une longue route, 120 ans sans les péages. Tout le monde roupille quand l’une des 5000 gélules d’hibernation se rallume accidentellement.

Ayant retrouvé ses esprits, Jim se rend compte qu’il en a encore pour 90 ans avant d’arriver à destination. Et de chercher une solution. Au bout d’une année d’effort dans toutes les directions, il se trouve face à l’alternative : sortir définitivement par la grande porte ou réveiller une passagère pour lui tenir compagnie.

Excellent choix, elle est écrivain, passionnante, pétillante, ravissante. Le couple se forme rapidement - on se croirait au cinéma -, jusqu’au moment où notre Vendredi découvre qu’elle a été réveillée par son Robinson. Fin de la galaxie de miel. Va-t-il pourvoir la reconquérir ? Faut pas avoir vu beaucoup de blockbusters pour savoir que le questionnement existentiel du début va céder la place à une bonne heure d’action.

Belle au vaisseau dormant, Jennifer Lawrence anime ce récit avec Chris Pratt en Mac Gyver de l’espace. On y croit beaucoup moins que Matt Damon dans "Mission to Mars", sans doute parce que le scénario est trop terre à terre, enfin trop Hollywood à Hollywood.

Faute d’être palpitant ou vertigineux, on délaisse les protagonistes pour s’attarder sur le travail des décorateurs, pas révolutionnaire mais spectaculaire. Surtout dans les espaces de vie : escaliers audacieux, penderie ergonomique, piscine galactique. Sans parler du bar. Arthur, le barman, vaut le détour. Enfin, 240 années tout de même.


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© IPM

Réalisation : Morten Tyldum. Scénario : Jon Spaihts. Avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen… 1h56