"A Street Cat Named Bob" : Chat rapporte

F.Ds

Devant Covent Garden à Londres, un jeune homme gratte sa guitare. Rares sont les pièces qui atterrissent sur sa couverture. Pas même trois pounds pour la journée. Pas de quoi se payer quelque chose de chaud dans un snack.

Il ne reste plus qu’à fouiller les poubelles. Et il pleut de plus en plus. Un pote lui propose de partager la banquette d’une voiture dont le proprio a oublié de verrouiller les portières. A partager sa dope aussi. Mauvaise idée quand on est sous méthadone. James se réveille à l’hôpital, l’assistante sociale est furax. Et pourtant, elle veut lui donner une dernière chance et l’installe dans un appartement. C’est pas gagné car il n’a pas d’épaule sur laquelle s’appuyer. Quand un jour, un chat de gouttière, roux comme un Irlandais, s’installe chez lui.

C’est le début d’une belle histoire que n’aurait pas reniée Walt Disney. Un vrai conte de Noël qui aurait pu s’appeler "Cat Therapy". Une histoire aussi vraie que celle de la praline inventée par le pharmacien Jean Neuhaus pour aider ses clients à avaler la pilule. Voilà un récit de SDF, de junkie, de désintox, qu’on peut regarder en famille car c’est le chat qui capte l’attention. Ce n’est pas du Ken Loach, pourtant Roger Spottiswoode est britannique mais ses longues années dans les grands studios hollywoodiens ont limé les griffes du formidable réalisateur de "Underfire". Il manie désormais l’émotion à la louche dans ce "Inside Llewyn Davis" du pauvre.


"A Street Cat Named Bob" : Chat rapporte
©IPM

Réalisation : Roger Spottiswoode. Avec Luke Treadaway, Ruta Gedmintas, Joanne Froggatt… 1h43