"Papillon", un remake qui bat de l'aile, avec un Charlie Hunnam qui n'a pas le charisme de Steeve McQueen

"Papillon", un remake qui bat de l'aile, avec un Charlie Hunnam qui n'a pas le charisme de Steeve McQueen

Arrêté pour un meurtre qu’il assure ne pas avoir commis, le cambrioleur Henri Charrière, surnommé "Papillon" (Charlie Hunnam), est condamné aux travaux forcés en 1931 et envoyé au bagne de Guyane. Contre finances, il devient le protecteur de Louis Dega (Rami Malek), un faussaire. Au bagne, les meilleurs gardiens sont la jungle, impénétrable, et l’océan, infranchissable. Malgré cela, Papillon n’a qu’une obsession : se faire la belle. Mais pour cela, il faut d’abord survivre aux conditions de vie, à la violence des gardiens et aux agressions des autres détenus.


En 1969, Robert Laffont édita les mémoires d’Henri Charrière, rare évadé et rescapé du bagne. Son récit, sans doute romancé, devint un best-seller et Hollywood en livra quatre ans plus tard une adaptation signée Franklin J. Schaffner, avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.

Maître du Scope, Schaffner savait injecter dans des films à grand spectacle (Patton, La Planète des Singes,...) un regard critique et lucide sur les tendances autodestructices de l’être humain. Le Danois Michael Noer n’est, lui, qu’un honnête faiseur, sans personnalité ni point de vue. Il ne porte qu’un intérêt utilitariste à ses personnages, simples vecteurs de l’action. Charlie Hunnam et Rami Malek n’ont ni la stature ni le charisme de leurs aînés en leur temps. Ils font le job, mais sans se dinstinguer, ni susciter l’empathie (on se fiche du destin de Charrière). Pas de quoi supplanter l’âpreté de la version de 1973.

Réalisation : Michael Noer. Avec Charlie Hunnam, Rami Malek, Roland Moller,… 2h13.

"Papillon", un remake qui bat de l'aile, avec un Charlie Hunnam qui n'a pas le charisme de Steeve McQueen
©IPM