Tativille, un projet complètement démesuré qui mènera à la ruine de Jacques Tati

Jacques Tati, cinéaste français de l’après-guerre, s’amusait dans ses films des absurdités du monde moderne, de la modernité. Pour partager cette satire à la hauteur de sa vision artistique, il ira jusqu’à créer un studio de la taille d’une ville. La surnommée Tativille sur Marne. Un projet complètement démesuré qui mènera à la ruine ce réalisateur "hors normes" qui n'en reste pas moins un grand nom de l'histoire du cinéma.

Tativille, un projet complètement démesuré qui mènera à la ruine de Jacques Tati
©Capture d'écran "Trailer de Playtime" (Park Circus)
France Fouarge
Le hall d’un aéroport, le ballet incessant des passagers mêlé aux annonces monotones, des touristes américaines rejoignent des cars qui les emmènent à travers le trafic automobile vers de grandes avenues bordées d’immeubles rectilignes. C’est sur ces images que le quatrième film du réalisateur français Jacques Tati (1907-1982) débute. Mais, malgré le panneau indiquant "Paris", le film "Playtime" (1967) n’a été tourné ni à Orly, ni dans le quartier naissant de la Défense. Grâce au succès international de son film "Mon oncle" (1958), le cinéaste découvre au début des années 60 le nouveau visage de grandes villes notamment aux États-Unis. Il souhaite en faire le décor de son prochain film. Malgré les repérages et les propositions qu’il reçoit (de Berlin, de Stockholm...), aucun lieu ne comble ses attentes. "Nous avons essayé au début de...

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