"Comment je suis devenu un super-héros": Poelvoorde en super-héros fatigué

Pio Marmaï à la tête d’un pilote de luxe pour une prochaine série ? A voir dès vendredi sur Netflix.

C’est le genre le plus populaire depuis une quinzaine d’années - Avengers : Endgame de Marvel a rapporté plus de… 3 milliards de dollars dans le monde ! Pourtant, par manque de moyens, d’idées ou d’envie, les super-héros n’ont pas encore intégré l’univers du cinéma français. À l’exception du parodique Black Snake, de et avec Thomas N’Gijol en 2019.

Poelvoorde en super-héros fatigué

Fils d’Alain Attal (qui est également son producteur) et passionné de bande dessinée, Douglas Attal livre, en guise de premier long métrage, le premier film de super-héros à la française. Un projet auquel il pense depuis dix ans. Depuis la découverte du roman de Comment je suis devenu super-héros de Gérald Bronner, publié en 2007. Le jeune réalisateur sait qu’il ne pourra pas rivaliser avec Marvel. Ce qu’il cherche, c’est donc une approche plus réaliste, plus ancrée dans l’univers culturel français. L’intrigue a ainsi été transposée dans le Paris d’aujourd’hui.

À la tête d’une unité de lutte contre la "super-criminalité", le lieutenant Gary Moreau (Pio Marmaï) se voit affublé d’une nouvelle coéquipière, la jeune Cécile Schaltzmann (Vimala Pons). Ils doivent enquêter sur l’apparition d’une nouvelle drogue, qui confère des superpouvoirs, lancée sur le marché par un certain Naja (Swann Arlaud). Pour l’aider, Moreau fait appel à Callista (Leïla Bekhti) et Monté Carlo (Benoît Poelvoorde), anciens membres du Pack Royal, un trio de super-héros. La première aide aujourd’hui des jeunes à se réinsérer dans la société, le second, très fatigué, a pris sa retraite…

Avec un budget de 15 millions d’euros, Comment je suis devenu super-héros n’en mettra certainement pas plein la vue aux fans de marvelleries… S’il manie une forme de distance et d’humour - notamment à travers le personnage de Poelvoorde, super-héros vieillissant -, Douglas Attal reste néanmoins au premier degré. Son film semble dès lors toujours le cul entre deux chaises. D’autant que le jeune cinéaste n’est guère à l’aise dans les scènes d’action, notamment dans la très poussive "bataille finale".

Malgré quelques jolies trouvailles, Comment je suis devenu super-héros reste très convenu dans sa narration, tirant vers le feuilleton policier (notamment avec ce couple de flics vu et revu). Douglas Attal semble en effet lorgner plus du côté du petit écran que du grand. Son film ressemble d’ailleurs d’avantage au pilote d’une série télé à venir. Une série que l’on prendrait d’ailleurs plaisir à regarder pour retrouver cet atypique univers de super-héros à la française…

Comment je suis devenu un super-héros Film de genre De Douglas Attal Scénario Cédric Anger, D. Attal, M. Godet, Ch. Sanson & G. Bronner Avec Pio Marmaï, Vimala Pons, Leïla Bekhti, Benoît Poelvoorde, Swann Arlaud… Durée 1h39.

"Comment je suis devenu un super-héros": Poelvoorde en super-héros fatigué
©D.R.



Disponible dès le 9 juillet sur Netflix.