"L'Étreinte": de rendez-vous maladroits en plans cul foireux, on nous inflige scolairement toute la gamme des amours modernes

Tentative de retour d’Emmanuelle Béart dans un premier film démonstratif…

Veuve quinquagénaire encore accablée par la mort récente de son mari, Margaux (Emmanuelle Béart) revient sur les bancs de la fac du côté de Versailles.

Entre ses jeunes condisciples, qui la chambrent gentiment, et un joli prof d’allemand (Tibo Vadenborre), plus proche d’elle en âge, elle tente de réapprendre à vivre et à séduire.

Voire apprendre tout court : mariée jeune et non diplômée, Margaux est une quasi-novice dans les jeux de l’amour. D’une étreinte ratée avec le prof, elle dérive sur le vague à l’âme à l’ère Tinder.

Ce premier long métrage de Ludovic Bergery n’évite pas l’effet miroir pour une Emmanuelle Béart qui s’est fait discrète sur les écrans ces dernières années. L’actrice fait montre de plus de talent que son jeune metteur en scène et scénariste.

Qui trop embrasse, mal étreint : de rendez-vous maladroits en plans culs foireux, il nous inflige scolairement toute la gamme des amours modernes, s’égarant autant que son personnage dans une quête dénuée de sens profond.

Comme si ça ne suffisait pas, Margaux, cœur d’ado dans un corps de femme mûre, se donne en spectacle, succombe au voyeurisme voire à des prédateurs (forcément slaves et louches). Autant de scènes sans intensité tout juste sauvées par l’actrice.

Hors le personnage du jeune confident (forcément gay, merci le cliché) jouée par Vincent Dedienne, la relation avec les autres condisciples est artificielle et superficielle, à l’image d’un film inutilement démonstratif.

L’Étreinte Drame psychologisant De Ludovic Bergery Scénario Ludovic Bergery, et Julien Boivent Avec Emmanuelle Béart, Vincent Dedienne, Tibo Vadenborre… Durée 1h40.

"L'Étreinte": de rendez-vous maladroits en plans cul foireux, on nous inflige scolairement toute la gamme des amours modernes
©D.R.