"Ainbo, princesse d’Amazonie": une fable verte qui traite des thématiques essentielles

Une fable verte, ancrée en Amazonie, qui devrait mieux profiter encore de son cadre.

Ainbo, jeune orpheline, se rêve grande chasseuse d’Amazonie mais il faut bien reconnaître que, pour le moment, son maniement de l’arc laisse encore à désirer… Alors que sa meilleure amie Zumi s’apprête à endosser les responsabilités de cheffe du village de Candamo, leur peuple est menacé par un mal étrange. Maladie ou malédiction ? C’est ce que l’intrépide Ainbo a bien l’intention de découvrir. Mais tandis que les deux jeunes filles se concertent, elles sont raillées par Atok, guerrier jaloux et macho. Aidée par les deux esprits-guides de la forêt qu’elle vient de rencontrer - Vaca, tapir maladroit et rigolo et Dillo, tatou volontiers espiègle -, Ainbo entreprend de découvrir l’origine de la malédiction qui menace l’avenir même de Candamo.

Beauté des paysages, animaux rigolos et héroïnes courageuses, Ainbo princesse d’Amazonie ne manque pas d’atouts formels et retiendra sûrement l’attention des plus jeunes dès 4 ou 5 ans. Son propos met en lumière la force des croyances ainsi que l’importance de la confiance en soi. Il offre aussi une immersion bienvenue, mais trop brève, au cœur d’une région du monde dont les traditions restent mal connues.

Son scénario très didactique et par moments trop manichéen empêchera sans doute l’émotion de gagner le public plus âgé et d’envelopper durablement ce conte très lucide sur la survie de l’Amazonie.

Malgré quelques raccourcis et maladresses, le film de Richard Claus et José Zelada a le mérite de traiter des thématiques essentielles (la pollution due aux chercheurs d’or, la lutte contre la déforestation,…) dont les échos et les enjeux restent plus que jamais d’actualité. Mais on reste bien loin de la magie d’un film comme Coco d’Adrian Molina pour Pixar, par exemple.

Ainbo, princesse d’Amazonie Écologie De Richard Claus Scénario José Zelada Durée 1h30.

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© D.R.