"Baby Boss 2": nouvelle avalanche de bébés survoltés en vue

Un nouveau péril menace la famille Templeton et le monde. Les deux "frères ennemis" découverts dans Baby Boss doivent à nouveau faire alliance.

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© D.R.

Tim et sa femme Carole ont deux enfants : Tabitha, 7 ans et Tina, encore bébé. Installée en banlieue, la famille Templeton coule des jours heureux, même si Tim sent sa fille aînée, franchement surdouée, quitter irrémédiablement le monde l’enfance. Sa tendance à trop travailler lui fait d’ailleurs furieusement penser au profil de son petit frère Ted, ex-Baby Boss, devenu patron d’un important Fond spéculatif. A l’approche de Noël, Tabitha attend avec impatience la visite de son oncle Ted qu’elle admire tant, mais celui-ci travaille tellement que sa venue semble peu probable... En outre, un nouveau péril menace l’équilibre de la famille et il semblerait bien que seule la réunion des deux anciens "frères ennemis" - Tim et Ted – pourrait empêcher le plan machiavélique du mystérieux Docteur Edwin Armstrong de se réaliser.

Dans ce deuxième volet de la saga animée, on retrouve le sous-texte sur le monde de l’entreprise et ses valeurs - productivité, rentabilité, efficacité - qui posait déjà question dans le premier, inspiré du livre de Marla Frazee, The Boss Baby, paru en 2010. C’est toujours la partie qui met mal à l’aise et fait grincer des dents. La satire étant certes présente bien trop douce pour apparaître suffisamment percutante. Même si, cette fois, la dénonciation des mythes que le monde du travail génère et des travers qu’il engendre semble plus développée. En revanche, la sacralisation du roi dollar et du libéralisme à tout crin laisse toujours pantois. Parallèlement, la réflexion sur l’amour inconditionnel, la jalousie au sein d’une fratrie ou les dons développés par chaque enfant sont ravivés dans ce deuxième chapitre qui prend place 30 ans plus tard.

La réalisation de Tom McGrath (Madagascar) reste toujours aussi trépidante ce qui fait de la vision de cette Affaire de famille, une aventure par moments plus épuisante que survoltée. Le film donne en outre l’impression de cocher sagement certaines cases sans vraiment les investir (répartition des rôles au sein de la famille, diversité ethnique, liens indéfectibles, etc.) et relève donc du pur divertissement pour spectateurs pas trop exigeants.