Les cascades les plus spectaculaires de Jean-Paul Belmondo

Courir sur le toit du métro ou traverser Venise suspendu à un hélicoptère

Eddy Przybylski

Bondissant, virevoltant, intrépide, Jean-Paul Belmondo a été le champion du cinéma d’action, refusant d’être doublé. Voici quelques-unes de ses cascades inoubliables.

  • L'HOMME DE RIO

    (1964)

    Il passe d'un immeuble en construction à un autre grâce à un câble tendu à hauteur du 40e étage. La cascade a duré douze minutes. Sous un soleil de plomb.
  • LE CASSE

    (1971)

    Il passe d'un bus à l'autre.
  • PEUR SUR LA VILLE

    (1975)

    Il court sur le toit du métro. Sur le pont Bir Hakeim, le fleuve provoquait un violent appel d'air. Le métro circulait à vitesse relativement réduite et Verneuil a triché en glissant un son qui donne l'impression que le métro fonce à toute allure. La séquence a mis trois semaines à être tournée. Ils travaillaient entre minuit et cinq heures du matin. La scène du tunnel était particulièrement redoutée car Belmondo avait les plafonds à 20 cm de sa tête et, en sus, il y avait de nombreux fils électriques à haute tension.
  • PEUR SUR LA VILLE

    (1975)

    Suspendu à un treuil d'hélicoptère, il entre par la fenêtre dans une tour. On a utilisé une tour de bureaux et il fallait tourner le samedi, quand elle était inoccupée. Trois samedis de suite, il fallut renoncer à cause du vent. Le quatrième était le bon. Belmondo portait une petite caméra sur lui pour filmer la scène sous un autre angle. Un badaud lui a dit : "Moi, je ne le ferais pas pour cent millions !" Belmondo a répondu : "Moi non plus !"


  • PEUR SUR LA VILLE

    (1975)

    Il glisse sur les toits. 400 m2 de faux toits ont été montés sur la terrasse des Galeries Lafayette. De sorte à avoir la vue sur Paris et pas celle sur les filets de protection. Il n'empêche que l'acteur s'est fracturé la main en s'accrochant à une gouttière.
  • L'ANIMAL

    (1977)

    Vingt-quatre cascades en cent minutes. Il descend en Rolls Royce les marches du Sacré-Cœur. Il traverse une salle de bal suspendu à un lustre. Il se fait une entorse en dégringolant un escalier de 80 marches.
  • L'ANIMAL

    (1977)

    Ce que Belmondo a appelé la cascade des cascades. À 350 mètres d'altitude et à 24 kilomètres/heure, il passe d'un hélicoptère en vol à un petit avion. "Un des plus grands plaisirs de ma vie !"


  • FLIC OU VOYOU

    (1979)

    Il s'enfuit pendu à un filin tendu au-dessus d'une carrière. Lautner, le réalisateur : "Outre les sueurs froides, il est plus facile de filmer un cascadeur. Parce que Belmondo, lui, en plus, il faut qu'on le voie."


  • LE GUIGNOLO

    (1980)

    Traverser Venise suspendu à un hélicoptère et en caleçon blanc à pois rouges… Qui n'en a pas rêvé ? Et entrer dans son hôtel en hors-bord ?
  • LE MARGINAL

    (1983)

    D'un hélicoptère, il saute dans un hors-bord. Poursuites en voitures en plein Paris.
  • BELMONDO de A à Z

    (1985)

    Pour le générique de l'hommage télé de Patrick Sabatier, il veut passer d'un 4 x 4 à un hélicoptère au moyen d'une échelle de corde. Cette fois, ça rate. Fracture des vertèbres. Deux mois d'immobilisation et six mois sans sport. Il a 52 ans. Les cascades, c'est fini. "Avant, on me disait : ˝C'est formidable ce que vous faites.˝ Aujourd'hui, on ajoute : ˝à votre âge !˝ Ça, ça m'énerve !"

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