Qui est Salomé Dewaels, l'actrice belge qui a fait sensation avec sa robe transparente à la Mostra de Venise ?

Avec son look "le plus audacieux" de la Mostra de Venise 2021, Salomé Dewaels et sa robe transparente s'est offert un coup de projecteur "absurde". La Jettoise, "chill à Bruxelles", éprouvant "un amour de fou" pour Yolande Moreau, a déjà tourné avec Mathilde Seigner, Gérard Depardieu, Clotilde Courau ou Sergi Lopez, pour ne citer que quelques noms. Elle s'apprête à investir votre petit écran, sur La Une et France 2, dès la mi-septembre. Elle (se) raconte.

Qui est Salomé Dewaels, l'actrice belge qui a fait sensation avec sa robe transparente à la Mostra de Venise ?
© BELINDA AGUILERA/AFP

Ce mardi 6 septembre, la planète cinéma n'avait, fort légitimement, qu'un nom à la bouche : celui de Jean-Paul Belmondo. Mais un autre nom, belge cette fois, a beaucoup fait parler de lui : celui de Salomé Dewaels, actrice bruxelloise de 25 ans. Bien aidée, elle ne feint pas de l'ignorer, par la robe transparente qu'elle portait sur le tapis rouge de la Mostra de Venise, où le film dans lequel elle joue ("Illusions perdues") truste l'affiche. Elégante et transparente, ladite robe révélait surtout la poitrine de la jeune comédienne. Ce qui lui a valu une exposition mondiale dont l'époque a le secret, lui permettant de ravir le titre officieux de "look le plus audacieux de la Mostra de Venise"…

Mais qui est vraiment la femme derrière la robe dont tout le monde parle ?

"Cette histoire est absurde !, nous explique-t-elle. Je vais vous dire les choses comme elles se sont déroulées : c'est mon premier grand Festival, et mon premier tapis rouge. Forcément, les marques de couturiers, c'est également neuf pour moi. Dior m'a proposé deux robes. La première me grattait terriblement. Et la seconde, celle que j'ai portée, je la trouvais tout simplement magnifique. Bien sûr, je ne suis pas dupe, et mon entourage m'a également alertée sur le qu'en dira-t-on, après avoir vêtu ce type de tenues… J'ai donc agi en connaissance de cause, sans me soucier de ce que pourraient en dire les réseaux sociaux. Tout simplement parce que je me trouvais belle dans cette robe, ce qui, pour toute femme, doit être une motivation largement suffisante. Qui plus est, on voit également mes seins dans le film, donc bon... Pour le reste, je suis bien entourée, et j'ai surtout hâte que sorte le film, que le public puisse le découvrir. Xavier est un réalisateur incroyable. Je ne me prends pas du tout la tête sur le bruit médiatique autour de la robe, là, d'où je vous parle, je suis à Bruxelles, chill, bien à ma place. Même si, oui, mon téléphone sonne un peu plus que d'habitude..."


Un amour fou pour Yolande Moreau et Valeria Bruni Tedeschi

Si le grand public découvre Salomé Dewaels avec la Mostra, la comédienne sillonne le circuit depuis "quelques années déjà, même si j'ai pleine conscience d'être encore un bébé dans ce milieu". La Jettoise est de celles qui se font mordre tôt par le virus : "à 8 ans, c'est en voyant mes sœurs Chloé et Julie faire du théâtre le mercredi après-midi que je me suis mise à jouer." Un passage par l'Académie d'Ixelles, puis des films d'étudiants (après un casting - loupé ! - où sa belle-mère l'avait inscrite, elle se fait notamment caster par Delphine Gérard) lancent la machine. Qui s'emballera vite : à tout juste un quart de siècle, Salomé Dewaels peut se targuer d'avoir déjà pu tourner avec Mathilde Seigner (Une Mère, 2015), Bouli Lanners (Les Premiers Les Derniers, en 2016), Sergi Lopez ou Sara Forestier (Filles de joie, l'an dernier) mais aussi Gérard Depardieu, Cécile de France ou encore Xavier Dolan ! Il ne s'agit ici que de quelques noms à l'affiche d'Illusions perdues, le film du réalisateur Xavier Giannoli qui concourt à la Mostra en ce moment. Relecture, 200 ans plus tard, du roman décisif de Balzac, il s'agit du premier film d'époque et de costumes de Salomé, qui y interprète Coralie.

"Je réalise la chance qui est la mienne de tourner avec des acteurs et actrices aussi talentueux, surtout à mon âge. Mais je dois bien admettre que sur le tournage, j’oublie tout. C’est ce que j’aime le plus dans ce métier : jouer, jouer, jouer. L’alchimie du plateau emporte alors tout, même les noms les plus ronflants."

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© AFP



A la question des comédiens qu'elle admire le plus, c'est une réponse d'une certaine maturité qui fuse, loin des poncifs usuels : "J'ai un amour fou pour Yolande Moreau. J'apprécie également énormément Valeria Bruni Tedeschi."

La Bruxelloise, "terriblement attachée à ma ville, où réside mon amoureux", ne compte pas pour l'instant s'installer à Paris, "qui n'est qu'à une heure quart".

Elle s’apprête, en revanche, à passer un nouveau cap, en débarquant sur le petit écran. Le 14 septembre, La Une entamera en effet la diffusion de L’Absente, où Salomé Dewaels incarne Marina (rôle principal de ce drame psychologique), une jeune femme amnésique qui réapparaît 9 ans après la disparition qui avait déchiré sa famille. Salomé Dewaels, paraît-il bluffante dans le film qui sera également diffusé sur France 2, y partage l’affiche avec Clotilde Courau et Thibaut de Montalembert (Dix pour Cent).

Notre petit doigt nous dit que vous n'avez pas fini d'entendre parler de Salomé Dewaels. Qui mérite sans doute davantage qu'on la regarde à travers les yeux, d'une perçante clarté dont le 7e art va raffoler, qu'à travers la robe.

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© AFP