Tsahi Halevi, l’espion qui aimait

Crooner arabisant jouant les gros bras dans les séries israéliennes, le touche-à-tout se frotte au cinéma d’auteur et transgresse les frontières identitaires.

Tsahi Halevi, l’espion qui aimait
Guillaume Gendron © Libération
Plan large. Un parking à la nuit tombée. Aucun doute au vu de la tignasse abondante et du cuir élimé : c'est bien Tsahi Halevi qui se fait casser la gueule, en ouverture du dernier film d'Amos Gitaï, Laila in Haïfa. Dérouillée assez gratuite, sans autre véritable explication que celle que nous file le cinéaste israélien au téléphone : "Il fallait briser cette image Fauda, celle du bel Israélien macho et musclé…" Halevi ? Le nom ne dit rien à certains spectateurs. Mais les adeptes des "mossaderies" sérielles (nombreux, vu la prolifération du genre) connaissent...

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