Une "Plancha" sans saveur

Éric Lavaine remet le couvert de son "Barbecue". Sympa mais insipide.

Après le Barbecue, la Plancha. Huit ans après le premier, Éric Lavaine remet le couvert avec la même bande (moins Florence Foresti, "divorcée" de Franck Dubosc).

En route vers le soleil pour fêter les 50 ans d’Yves, la bande d’amis se trouve un plan B suite à une annulation de vol. B, comme Bretagne, où Yves et Laure possèdent un manoir. La météo locale confine tout le monde à l’intérieur. Les petites tensions et défauts des uns et des autres se cristallisent autour d’une grande révélation.

Méditation sur le temps qui passe

On parle de pêche à la palourde, de belettes, de puzzle, de concessionnaire Midas, de test ADN, de piqûres de guêpe mal placée, de la pluie (beaucoup) et du beau temps (moins…), de cocktails et de tennis. C’est dangereux, le tennis : ça vous rend parano un ami ou vous fait un enfant dans le dos…

Méditation pas trop appuyée sur le temps qui passe et l'amitié (et ses grandes et petites trahisons), Plancha pourra toucher le public qui partage l'âge des personnages et le même genre de bande of bros.

Ça manque de réelles aspérités et de dialogues qui claquent. Lambert Wilson cabotine un brin en donneur de leçon acariâtre, Franck Dubosc joue sur du velours en mari angoissé par la réussite de sa nouvelle femme ("c'est elle qui est contre l'égalité des sexes : elle gagne plus !") et Jérôme Commandeur - omniprésent ces temps-ci - vole les scènes en loucedé (comme son Jean-Mich, bon pote, un peu gauche mais subtil, mine de rien).

Les autres font tapisserie (de Jouy, manoir familial oblige), surtout ces dames dans un film très centré sur les questions existentielles masculines même si Sophie Duez et Caroline Anglade y mettent du leur. Rendez-vous dans dix ans pour Méchoui ?

Plancha-Comédie- De Éric Lavaine - Scénario : Éric Lavaine - Avec Frank Dubosc, Lambert Wilson, Jérôme Commandeur,… Durée : 1h40.

Une "Plancha" sans saveur
©LLB