Trois jeunes Shanghaïens ramènent un petit Yéti dans l’Everest. Comme c’est gentil.

Voilà un titre honnête. Certes, au départ, il y avait probablement l’idée d’une antiphrase. Mais à l’arrivée, voilà bien un dessin animé abominable.

Abominable de bons sentiments, abominable de morale gnangnan, abominable de personnages caricaturaux, abominable d’imagination sans imagination, abominable d’esthétique commerciale. Abominable, on est prévenu.

A Shanghai, un petit Yeti s’est évadé et cela provoque la panique comme si ’il était un Godzilla. Pendant qu’hélicos et fourgons blindés quadrillent la cité, il s’est réfugié sur une terrasse avec vue sur un panneau publicitaire affichant l’Everest. Home, aurait dit ET.

Qui va le ramener à la maison ? Une petite fille avec yeux immenses qui, tous les soirs, vient jouer du violon en pensant à son papa décédé. Contre toute attente, elle va être aidée par son petit cousin, très jouette, et son plus grand cousin, tres geek. Alors que leurs parents les croient à l’université (à 12-14 ans, il sont décidément très en avance, ces petits Chinois), ils vont traverser leur pays en fruit de pissenlit, être bombardé de myrtilles géantes tout en étant traqué par des méchants vraiment trop méchants. Heureusement, le petit yéti a des pouvoirs magiques, enfin des pouvoirs d’effets spéciaux. Chaque fois que la gamine sort son violon, des fleurs poussent partout et quand les méchants très méchants approchent, il provoque un orage électromagnétique.

Bref, c’est n’importe quoi, c’est laid, c’est interminable, en un mot abominable.

Mais qu’ont fait les enfants pour mériter cela ?

Abominable Dessin animé De Jill Culton, Todd Wilderman Durée 1h 37.

© Note LLB