Les aventures de l’espionne top model des défilés Chanel par Luc Besson.

Trois mois plus tard à Paris, Anna affole les objectifs des photographes de mode. Qui aurait pu imaginer que trois ans plus tôt cette junkie des bas-fonds, comme aurait dit Gorki, serait devenue un papillon de luxe ? Merci qui ? Merci le KGB, ce fameux centre de formation des poupées russes.

Les trois semaines précédentes, notre top model platine les avait passées avec un trafiquant d’armes, blindé bien évidemment, mais avec un talon d’Achille : la vue de talons Louboutin. Six heures plus tard, elle le dessemelait.

Vous avez du mal à suivre ? Pas de problème, Luc Besson a balisé le récit de cartons spatio-temporels - c’est son côté Valerian. Et puis, de toute façon, Nikita, Angela, Lucy : Besson raconte toujours la même histoire.

Ce qui change, c’est la nana - tiens une anagramme d’Anna -, enfin juste un peu, c’est toujours le genre de top model. Celle-ci a été biberonnée à la vodka Redbull. Elle vous dézingue en cinq minutes, enfin six, trente bodyguards aux hormones avec regard laser, artillerie lourde, et manuel Bruce Lee pour les nuls.


Volontaire ou involontaire ?

Amateurs de défilés Chanel et de limpides histoires d’espions , Anna vous tend ses bras photoshopés.

Faut pas être trop regardant, cependant. Tout au long, on est taraudé par une question : l’humour est-il involontaire ou y a-t-il un second degré ? On a tendance à penser que le film est franchement balourd, que les cartons constituent un running gag accidentel mais quand Helen Mirren et Cillian Murphy sont à l’écran, le second degré fonctionne parfaitement.

Problèmes de réglages de mise en scène, de qualité d’acteurs , ça sent la fin de série avant la liquidation totale chez Besson.

Anna Action espionnage De Luc Besson Scénario Luc Besson Avec Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy Durée 1h59.

© IPM