Cinéma La 72e édition fut dominée par cinq films. Le jury d’Iñárritu trouvera-t-il une logique pour les hiérarchiser ?

Moins mémorable que l’an dernier, la 72e édition du festival de Cannes aura été dominée par cinq films. Les Misérables de Ladj Ly, sorte de Do the Right Thing made in France et Portrait d’une jeune fille en feu , de Céline Sciamma, brève histoire d’amour entre deux femmes au XVIIIe siècle. Tous deux témoignent que les lignes bougent. L’écran se métisse et il y a davantage de femmes au cœur des récits. Le sang neuf est bien là et bouillonne de talent.

Mais la valeur ne décroît pas avec le nombre des années. Pedro Almodóvar (69 ans) se réinvente. Dans Douleur et gloire , il entame un nouveau cycle de son exceptionnelle carrière. Après quelques films à la ramasse, Terrence Malick (75 ans) a retrouvé toutes ses facultés et sa narration pour emmener dans Une vie cachée, le spectateur dans un voyage intérieur jusqu’au noyau dur de la conscience.

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