Vendredi dernier, la 45e cérémonie des César a été marquée par de nombreuses polémiques.

L'acteur est revenu pour FranceInfo sur les différentes polémiques qui ont émaillé la cérémonie des César au sujet de Roman Polanski, récompensé du César du meilleur réalisateur. Lambert Wilson n'a pas hésité à fustiger la maîtresse de cérémonie, Florence Foresti, ainsi que le départ d'Adèle Haenel et Céline Sciamma lorsque le réalisateur a été récompensé pour son film "J'accuse".

“Je suis très en colère, c’est n’importe quoi: si on estime qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le fait que Polanski ait des nominations, alors on ne vient pas”, a-t-il indiqué en faisant référence à Adèle Haenel et Céline Sciamma qui ont quitté la salle après l’annonce du prix du meilleur réalisateur décerné à Polanski. “On ne part pas au milieu de la cérémonie parce que Polanski reçoit un prix! Qu’est-ce que ça veut dire? C’est la règle du jeu”, a ajouté Lambert Wilson.

Lambert Wilson s'en est également pris à Florence Foresti, la maîtresse de cérémonie où elle n'a pas arrêté d'évoquer Polanski sans jamais le citer par son nom mais plutôt par une multitude de surnoms. "Je parle de gens que j’aime énormément, mais oser évoquer un metteur en scène en ces termes… Parler d’Atchoum, montrer une taille… Et en plus, qu’est-ce qu’on va retenir de la vie de ces gens par rapport à l’énormité du mythe de Polanski ? Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules" avant de revenir sur la polémique qui entoure le réalisateur.

"Moi, ce qui me met hors de moi, c’est que, quand je lis le texte de Samantha Geimer (NdlR : la seule victime de Roman Polanski reconnue judiciairement), elle le défend ! Elle considère qu’il est une victime de cette diabolisation. Elle lui a pardonné depuis très longtemps", indique l'acteur. "Et moi, je donne une médaille, 45 médailles, à Fanny Ardant, quand elle dit 'Je suis contre la condamnation et je suivrai Roman Polanski jusqu’à la guillotine'. Je dis 'Merci Fanny !'

Pour conclure, Lambert Wilson s'en prend ensuite à la grande famille du cinéma qui semble plus que jamais tiraillée après cette affaire. "Cette espèce de politiquement correct, je trouve que c’est du terrorisme. En plus, c’est bête ! On se dit 'mais où sommes–nous ? Qui sont ces gens ?' Ça m’a choqué, j’ai trouvé qu’on était minables. Il y a cette espèce de tribunal, de lynchage public que je trouve absolument abominable."