Tous les studios hollywoodiens sont à la recherche d’"univers cinématographiques", sur lesquels rentabiliser. À côté de DC Comics, Warner peut compter sur la franchise Conjuring, réunissant des petits films d’horreur à l’ancienne, pas chers et qui rapportent gros. Sous l’emprise du Diable est déjà le huitième volet de cet univers lancé en 2013 par James Wan, où l’on retrouve la poupée maléfique Annabelle (trois films déjà), La Nonne ou La Malédiction de la dame blanche (La Llorona). New Line continue en effet de tirer sur la corde de la saga à raison d’un épisode par an. Un beau succès pour James Wan, producteur américain d’origine malaisienne déjà derrière la saga horrifique Saw, dont le dernier volet, Spirale, l’héritage de Saw, est également prévu ce 21 juillet.

Sous l’emprise du Diable est le troisième film de l’histoire principale de Conjuring, tournant autour des enquêtes paranormales du couple formé par Ed Warren (Patrick Wilson), un spécialiste en démonologie, et Lorraine Warren, une médium (Vera Farmiga). Très actif dans les années 60, 70 et 80, le duo est surtout sont connu du grand public grâce à deux classiques du cinéma d’horreur hollywoodien : Amytiville en 1979 et Poltergeist en 1982.


En terrain archi-connu

Après avoir survécu à deux maisons hantées, dans le Rhode Island dans Les Dossiers Warren en 2013 et à Londres dans Le Cas Enfield en 2016, les Warren retrouvent leur chère Nouvelle Angleterre pour leur troisième aventure. En juillet 1981, ils sont appelés à Brookfield, petite ville du Connecticut, par une famille désespérée, qui leur demande d’exorciser un petit garçon de 8 ans, visiblement être atteint de lycanthpopie… Sauf que les choses ne se passent pas exactement comme prévu. Et que, musique dramatique et ambiance angoissante, "Ed et Lorraine Warren vont devoir faire face à la pire menace de leur carrière"

La manne des Warren est inépuisable, ceux-ci prétendant avoir enquêté sur quelque 4000 cas! Les films se succèdent donc toujours sur le même principe: la réalité historique des personnages permettant de jouer sur le film d’horreur "inspiré de l’histoire vraie". Et ce jusque dans un générique final particulièrement manipulateur…

La réalisation a été confiée à Michael Chaves, déjà derrière le pathétique La Malédiction de la dame blanche en 2019. Son second long métrage est dans la même lignée : soit un film sans âme - un comble quand on fait face au démon ! En bon tâcheron, Chaves multiplie les effets faciles, qui ont fait leurs preuves dans les autres films de la saga, pour tenter de nous faire peur pendant près de 2h. Déjà vu et sacrément ennuyeux ! Dommage car il y avait pour une fois un vrai sujet, celui d’un film de procès : comment convaincre un jury qu’on est innocent d’un crime que l’on a commis car on était sous l’emprise du Diable ?

© Warner

The Conjuring 3 : The Devil Made Me Do It / Sous l’emprise du Diable Fantastique De Michael Chaves Scénario David Leslie & Johnson-McGoldrick Musique Joseph Bishara Avec Patrick Wilson, Vera Farmiga, Sterling Jerins… Durée 1h52

© Cote LLB