Jonathan, un préadolescent, et sa petite sœur Sophie partent en vacances chez leur grand-père. Celui-ci leur donne pour instruction de ne pas passer la petite porte dans le muret qui clôture le jardin, et qui conduit à la grande forêt. Suite à une dispute, Sophie part par ladite porte. Jonathan et elle vont alors découvrir un espace peuplé d’animaux aux tailles farfelues, dont un ours gigantesque.

Il y a un peu de Alice au pays des merveilles, et beaucoup d’Hayao Miyazaki pour l’inspiration de ce conte initiatique qui nous vient du Danemark. Malheureusement, la réalisation, la direction artistique et l’animation ne sont pas à la hauteur des ambitions du récit. Le graphisme, loin d’être original, reproduit le simili-réalisme commun à la plupart des images de synthèse, piètre héritage des jeux vidéo. L’équipe derrière cette œuvre n’ayant ni les moyens ni les équipes d’un DreamWorks ou d’un Pixar, et manquant manifestement d’expérience, le résultat est généralement assez froid et l’animation un peu raide.

Les plus petits n’y verront peut-être que du feu. Encore qu’il ne faut pas préjuger de leur (mé)connaissance. Du point de vue de la production, c’est un laxisme coupable, voire un peu cynique, que de considérer, parce qu’on est Européen ou parce qu’on s’adresse au jeune public, qu’on peut se contenter d’un produit ressemblant à ce qui, outre-Atlantique, serait pratiquement considéré comme un animatique. Cette histoire et son public méritaient mieux.

Réalisation : Esben Toft Jacobsen. 1h14.