Plus de 200 personnalités ont dénoncé l'opacité et le manque de démocratie au sein de l'Académie des César dont ils ont réclamé une réforme profonde, forçant celle-ci à demander en urgence une médiation au Centre national du cinéma (CNC). Dans une tribune publiée lundi soir, plus de 200 personnalités du cinéma français dont Omar Sy, Bertrand Tavernier, Céline Sciamma ou Agnès Jaoui ont réclamé une "réforme en profondeur" de l'Académie des César. Parmi leurs reproches principaux, des "dysfonctionnements", une "opacité des comptes" ou des statuts qui "n'ont pas évolué depuis très longtemps" et reposent encore et toujours sur "la cooptation".

Ils se plaignent aussi que les membres de l'Académie des César n'aient "aucune voix au chapitre, ni dans les fonctionnements" de l'Académie et de la structure qui la régit, l'Association pour la promotion du cinéma (APC), "ni dans le déroulé de la cérémonie".

Prenant acte de ces critiques, le conseil d'administration de l'Académie des César, a indiqué mardi qu'il allait saisir dans la journée le CNC "afin de nommer un médiateur en charge d'une profonde réforme des statuts et de la gouvernance de l'Académie".

Il a aussi appelé à "un apaisement", alors que les César sont aussi secoués cette année par la polémique sur Roman Polanski, visé par des accusations de viol et arrivé en tête des nominations pour la cérémonie du 28 février avec "J'accuse", suscitant l'indignation d'une partie de l'opinion publique et des féministes.