Après une enfance passée dans la jungle latino-américaine, à rêver d’exploration archéologique, Dora est envoyé par ses parents au lycée aux États-Unis. Lors d’une excursion, elle est kidnappée avec son cousin et deux condisciples par des mercenaires qui veulent l’utiliser pour retrouver ses parents, partis à la recherche d’une cité d’or inca. Libérés par un ami du père de Dora, les quatre ados se lancent sur leurs traces.

Old School

Il n’y a pas que Disney qui adapte ses vaches à lait animées en images réelles. Le titre de cette transposition de la série d’animation Dora l’exploratrice lorgne vers Indiana Jones. Dont acte : c’est de l’aventure exotique old school, non pas en culottes courtes, comme du temps de la série Nickelodeon, mais version ado.

Dans une tentative de toucher les spectateurs d’hier, la Dora du grand écran, passe, le temps d’une scène d’introduction, de l’enfance à l’âge de quatorze ans. On doute qu’à l’heure de Stranger Things ou Riverdale, ceux-ci s’émerveillent de décors en carton-pâte et d’un humour à peine plus consistant.

Naïveté

Paradoxe de l’adaptation en images réelles, aussi : on vire le sac à dos et la carte magique qui parlent, mais on garde Babouche le singe et Chipeur, le renard - en images de synthèse et anthropomorphisés - au prix d’un surréalisme décalé et désinvolte.

Conçue à l’origine au Québec pour apprendre aux enfants l’anglais, le français ou l’espagnol - avec Dora brisant le quatrième mur pour les faire répéter - le film abandonne la volonté didactique pour un simple récit d’aventure désuet, dont la naïveté ne pourra divertir que le public cible de la série d’origine.

Dora et la Cité perdue Aventure enfantine De James Bobin Scénario Nicholas Stoller, Danielle Sanchez-Witzel Avec Isabela Moner, Eugenio Derbez, Michael Peña, Eva Longoria,… Durée 1h42.

Des membres des forces de sécurité du Hamas brûlent des stocks de stupéfiants confisqués. © AFP