Quand Hollywood surfe sur le succès des escape games…

Amanda est une jeune vétérante de la guerre d’Irak, Mike un conseiller en placements aux dents longues, Zoey une étudiante en physique timide. Ben, lui, bosse dans une épicerie, tandis que Jason est chauffeur poids-lourds. Tous les cinq ne se connaissent pas mais se retrouvent dans la salle d’attente d’un escape game mythique. A la clé, 10 000 dollars de récompense pour celui qui parvient à en sortir. Seul le sixième de la bande, Danny, est un fan de ce genre de jeux d’évasion. Et quand les choses commencent à chauffer - la première pièce dont ils doivent s’échapper se transforme en effet en véritable étuve -, il est le seul à croire encore que c’est un jeu…


On avait eu droit à Escape Room en 2017, voici Escape Game (mais qui s’appelle aussi Escape Room en VO ; on ne va quand même pas s’embêter à trouver un nouveau titre…). Le principe est identique : surfer sur l’incroyable succès des escape rooms, qui fleurissent un peu partout dans le monde. Hormis quelques flash-backs plutôt ridicules, le scénario ne s’embarrasse d’ailleurs pas de fioritures. Une fois les personnages réunis, le film se contente d’aligner les différentes pièces, toutes bourrées d’énigmes à résoudre et de dangers mortels à éviter… Avec, à chaque étape, un mort potentiel.

Le problème d’Escape Room n’est pas tant son absence totale d’originalité et de mise en scène, c’est plutôt qu’Adam Robitel (acteur et réalisateur à qui l’on doit des épisodes des sagas à succès Paranormal Activity et Insidious) se contente de rejouer, 15 ans plus tard, ce que le Canadien Vincenzo Natali avait réussi en bien plus authentiquement flippant (car beaucoup plus abstrait, au lieu de rester, comme ici, désespérément littéral) dans Cube, film culte qui semble toujours indépassable…

Escape Game / Escape Room Thriller mécanique De Adam Robitel Scénario Bragi F. Schut & Maria Melnik Avec Taylor Russell, Deborah Ann Woll… Durée 1 h 40.

© IPM