Cinéma Lent, calme, doux, affable mais certainement pas indolent. L’acteur français est l’alter ego de Xavier Dolan dans son dernier film.

Vendredi 20 mai. On approche de la fin du festival de Cannes, les journalistes sont fatigués, les plannings surchargés. "Où est le groupe de 15h30 avec Gaspard Ulliel ?", s’écrie l’attachée sur la plage du Majestic customisée pour les marathons d’interviews. Celle-là est passée à travers le miroir, elle est dans le film de Dolan, complètement hystérique.

Gaspard Ulliel est là, moi aussi. Elle nous intime l’ordre de ne pas commencer sans les autres. L’acteur, très calme, s’enquiert alors de la façon dont les Bruxellois vivent l’après-22 mars. Comme les collègues n’arrivent toujours pas, la conversation amicale se poursuit. Quelque chose lui brûle les lèvres, la joie de dire qu’il est papa depuis trois mois, qu’il est émerveillé chaque jour par les progrès de son petit Orso. Tout en s’inquiétant du monde dans lequel il va grandir.

Ah, voila le journaliste israélien, le grec s’installe, la journaliste allemande le dévore des yeux, l’italienne itou. Celui qui incarne "Bleu" de Chanel, diffuse un charme naturel, doux, apaisant, d’une lenteur affable et quasi provocante dans cette ruche survoltée.

La suite de ce portrait est à lire dans notre "Sélection LaLibre.be".