Couché sur son lit, Max surfe sur son pc en ayant pris soin de verrouiller la porte de sa chambre. Lorsque son père veut entrer, il comprend immédiatement et le félicite aussitôt d’avoir découvert le meilleur jouet toujours à portée de main. Et de l’encourager à s’en servir.

Judd Apatow vise-t-il désormais les pré-ados de douze ans avec ses comédies régressives ? Ce n’est pas lui, c’est Gene Stupnitsky qui travaille dans le même esprit (enfin, si on peut dire).

Max et ses potes, Thor et Lucas, forment les bean boys, une micro bande d’inséparables copains même si chacun semble avoir des objectifs bien différents.

Max rêve de se marier avec la jolie Brixlee mais est trop timide pour la regarder. Thor rêve de chanter dans une comédie musicale mais craint de passer pour un bébé auprès des durs de la classe. Quant à Lucas, il rêve de faire partie de la ligue anti-harcèlement mais cela le désignerait instantanément comme un ringard. En attendant, Max est confronté à un problème concret : il est invité à une soirée "premier baiser", Brixlee en sera et il ne sait pas comment embrasser.

Avec ses amis, il va s’embarquer dans une recherche d’informations aux rebondissements plus crétins les uns que les autres. C’est d’une bêtise permanente, truffée d’allusions graveleuses et de sex-toys. Au premier degré, c’est les Goonies version cheap. Au second degré, c’est un peu "12 ans, encore puceau". Au final, gnangnan et trash, Good boys, c’est le degré zéro.

Good boys Comédie trash De Gene Stupnitsky Avec Jacob Tremblay, Keith L. Williams, Brady Noon Durée 1h 30.

© D.R.