Cinéma Le Pr Robert Langdon doit cette fois sauver le monde d’une nouvelle peste…

Troisième tome de la saga à succès de Dan Brown initiée avec l’immense best-seller "Le Da Vinci Code", "Inferno" a droit lui aussi à son adaptation au grand écran, toujours sous la houlette de Ron Howard. Tom Hanks reprend donc du service pour camper le professeur Robert Langdon, grand sémiologue de l’université de Cambridge. En proie à d’atroces maux de tête accompagnés de visions d’horreur, il se réveille dans une chambre d’hôpital, victime d’une comotion cérébrale suite à une fusillade. Il pense être à Boston mais, par la fenêtre, il reconnaît le fameux Dôme de Florence... Visé par une carabinière bien décidée à l’éliminer, l’universitaire doit fuir en compagnie de sa jolie doctoresse (Felicity Jones). C’est parti pour un nouveau jeu de pistes, d’un monument historique à l’autre.

Après Paris dans "Da Vinci Code", Rome et le Vatican dans "Anges et démons", "Inferno" nous promène cette fois à Florence, avec pour guide un enfant du pays : Dante qui, il y a sept siècles, a façonné notre vision de l’Enfer. Palazzo Vecchio, Ponte Vecchio, jardin de Boboli, Duomo… La balade touristique est menée à un rythme endiablé. Et pour cause, Langdon doit non seulement récupérer la mémoire pour découvrir qui est à ses trousses mais surtout empêcher qu’un virus mortel ne se répande. Lequel pourrait liquider la moitié de la population mondiale en quelques jours...

Ce troisième volet met en effet en scène de dangereux écoterroristes, adeptes d’un milliardaire américain (Ben Foster) persuadé que, pour empêcher l’humanité d’être emportée par une sixième phase d’extinction majeure, il faut la réduire de moitié en créant une nouvelle peste. Au XIVe siècle, la grande épidémie de peste noire n’a-t-elle pas débouché… sur la Renaissance ?

La mise en scène de Ron Howard est sans surprise mais efficace, offrant de magnifiques cartes postales en guise de décors à l’action. Le problème est toujours le même… Chez Dan Brown, comme chez son héros spécialiste du décodage des signes, tout doit faire sens. Dans un grand charabia paranoïaque où Histoire, histoire de l’art et théorie du complot font bon ménage. Sur le même sujet du retour de la peste, il suffit de penser à "Pars vite et reviens tard" (tant le roman de Fred Vargas que le film de Régis Wargnier) pour constater la pauvreté de ce trop clinquant "Inferno".


© IPM
Réalisation : Ron Howard. Scénario : David Koepp (d’après le roman de Dan Brown). Musique : Hans Zimmer. Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Ben Foster, Sidse Babett Knudsen, Omar Sy… 2h01