Cinq petits sketches sommaires et espagnols autour des paraphilies.

Biastophilie, dacryphilie, dendrophilie… Késako ? Eh bien, les femmes biastophiles ont un orgasme quand elles sont violemment agressées. Les dacrophiles jouissent quand le partenaire pleure de chagrin. Et les dendrophiles s’excitent au contact des arbres et des plantes, alors que les doraphiles mouillent en touchant certains tissus. Ces particularités ne toucheraient-elles que les femmes ? C’est ce que semble sous-entendre "Kiki, Love to Love", la sexualité féminine étant autrement plus complexe que la masculine. On évoque toutefois le polyamour, l’homme qui baise avec deux femmes, alors qu’un somnophile bande devant un corps endormi. Comment appelle-t-on ceux qui fréquentent les toilettes pour se faire pisser dessus ? On ne le saura pas. Dommage, on perd une occasion d’enrichir son vocabulaire. On nous cache aussi le terme qui qualifie l’attirance pour les culottes sales des jeunes femmes. On apprend toutefois que cette passion peut être coûteuse. Avec un peu d’excréments frais, le sous-vêtement peut monter jusqu’à 150 euros.

"Kiki, Love to Love" est en quelque sorte un documentaire pédagogique sur des pratiques érotiques regroupées sous le terme générique de "paraphilies". Quelques-unes de ces "fantaisies" ou "allergies" sexuelles font l’objet d’un petit sketch sommaire et espagnol. L’intention est légèrement humoristique mais le résultat jamais drôle. C’est que les personnages n’ont aucune consistance, ils ne sont pas de chair, uniquement de sexe. A la fin, ils se croisent tous sur un champ de foire, pour donner l’impression d’un film choral. Mais il n’en est rien, ce n’est pas davantage un film érotique ou porno ou sexy. Juste nul.


© IPM
Réalisation : Paco León. Scénario : Paco León&Fernando Pérez. Avec Natalia de Molina, Alexandra Jiménez, Alex García… 1 h 52