La cinéaste et productrice belge s’est éteinte, lundi soir, à l’âge de 71 ans, a annoncé la RTBF.

Début janvier, le Festival international du film de Rotterdam consacrait une rétrospective complète à la cinéaste bruxelloise Marion Hänsel. Se sachant très malade, elle y présentait son 14e et ultime film: Il était un petit navire. Un autoportrait intime et poétique dans la lignée de son Nuages, lettres à mon fils (2001) où, depuis une chambre d’hôpital après avoir frôlé la mort, la cinéaste y revenait, de façon impressionniste, sur quelques moments de sa vie. La vie d’une cinéaste belge majeure, qui aura marqué le cinéma belge d’une empreinte singulière, d’un vrai souffle littéraire, doublé d’un goût pour l’aventure.

Débutée en 1982 avec Le Lit, d’après le roman de Dominique Rolin récompensée du Prix de l’Union de la Critique cinéma, sa carrière se poursuivit avec de nombreuses adaptations littéraires. Dont Dust avec Jane Birkin en 1985, d’après le Prix Nobel sud-africain J.M. Coetzee, ou encore Les Noces barbares, avec Thierry Frémont et Marianne Basler en 1987, d’après le roman de Yann Queffélec, Prix Goncourt 1985.