31 décembre, tous les New-Yorkais convergent vers Times Square pour regarder la fameuse boule descendre, tout en comptant avec la toute grande foule, les dix dernières secondes de 2011. Sur le modèle de "Love Actually", de "Valentine’s Day", Gary Marshall se paie une double ration de personnages. Soit une bonne vingtaine : un jeune coursier, un vieux chanteur, une cuisinière sexy, une douce infirmière, un mourant plein de regrets, une business woman stressée, etc. Il les trempe tous, sans distinction, dans le sirop, et prépare un gros, gros gâteau guimauve nappé aux bons sentiments. Ça dégouline grave sur le pardon, la seconde chance, et all you need is love, alors que l’émotion frelatée pétille comme un mauvais mousseux tiède.

Le tout est servi par une brochette de stars cachetonnantes comme Halle Berry, Michele Pfeiffer, Jon Bon Jovi, Robert De Niro, Katherine Heigl, Hillary Swank, Ashton Kitcher, etc, etc. Sans oublier Nivea et Toshiba. Ces derniers n’ont pas un caractère plus fouillé que les autres, mais si on considère leur temps de présence à l’écran, Nivea et Toshiba peuvent être considérés comme les personnages principaux de ce film hybride. En effet, c’est à la fois une comédie polyphonique de saison et une longue pub pour New York adoubée par le maire. Si, vous vous retrouvez, à l’insu de votre plein gré, tel un pigeon, devant cette pub payante, dites-vous qu’il y a pire. "Les Lyonnais", salle 19, par exemple. Et ne vous précipitez pas tout de suite dehors quand ça sent la fin, le bêtisier - c’est de saison aussi - est intégré au générique final. C’est encore ce qu’il y a de mieux. Bonne année, quand même.

Realisation : Gary Marshall. Scénario : Katherine Fugate. Avec Sarah Jessica Parker, Zac Efron, Hector Heizondo et ceux qui sont cités plus haut 1h58.