En fait, c’est plutôt de la bombe calorique que de la daube. On prend la recette du gâteau le plus riche et on double les quantités de sucre, de beurre, de crème fraîche à 40 %. Dès la première bouchée, on sent le lingot dévaler le long de l’œsophage et se fracasser sur la paroi de l’estomac. On frémit à l’idée de se taper tout le gâteau. Une bûche de Noël ! Alors que, semble-t-il, on est en octobre, c’est la saison des champignons. Mais c’est aussi le mois d’août, car la "deuch" slalome dans les champs entre les bobines de paille. Et si Jugnot ne quitte pas son manteau, même dans la maison, une voisine bronze à poil (c’est flou, c’est du tout public) au bord de sa piscine.

Venons-en à la bûche et à Clovis Cornillac qui a des problèmes au boulot et avec sa femme. Il est parti aider sa mère qui cache un gamin noir recherché par la police. Celui-ci ne se sépare pas de sa cagoule rouge, même dans la baignoire (on ne peut donc en tirer aucune conclusion, côté météo). Comme le petit aime Noël, ses parents d’accueil lui mitonnent une déco de 25 décembre en plein mois d’août, septembre, octobre, novembre (va savoir). Josiane Balasko est une maman gâteau, sympathique comme une baguette de pain de quatre jours mais elle a ses côtés bonne pâte. Gérard Jugnot se la joue plus gâteux que gâteau. Clovis Cornillac les aime tous les deux et les appelle "mes héros". On comprend, il lui a suffi de passer quelques jours avec eux, parmi leurs valeurs, pour que tout s’arrange à la maison comme au bureau.

Ça, c’est du conte de Noël. Du lourd. Plus lourd encore que "600 kilos d’or pur", film précédent d’Eric Besnard.

Réalisation, scénario : Eric Besnard. Musique [?] : Christophe Julien. Avec J. Balasko, G. Jugnot, C. Cornillac 1h27.