Le nouveau film de la saga "Conjuring" met en scène une légende très populaire dans toute l’Amérique latine.

Assistante sociale à Los Angeles en 1973, Anna Garcia (Linda Cardellini) vit seule avec son fils et sa fille depuis la mort de son mari policier. Au boulot, les choses ne vont guère mieux. Patricia Alvarez (Patricia Velásquez), qu’elle suit depuis des années, semble en effet avoir replongé dans l’alcool et battre ses enfants. Alors qu’Anna les pense sauvés, placés dans une institution catholique caritative, ceux-ci sont retrouvés noyés dans la rivière, l’égout à ciel ouvert de Los Angeles. Elle se rend sur place en pleine nuit, accompagnée de ses gamins. Son fils entend alors une femme pleurer et lui parler en espagnol. Il découvre un fantôme terrifiant, habillé d’une robe et d’un voile blancs. La Llorona est bien déterminée à faire siens les enfants d’Anna…


Confié à l’Américain Michael Chavez (qui signe ici son premier long métrage, où il se fait la main avant The Conjuring 3 l’année prochaine), La malédiction de la Dame blanche est une production horrifique hollywoodienne tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Scénario, réalisation, tout est rodé pour créer un climat d’angoisse efficace et créer un frisson régulier chez ses spectateurs. Même si l’exercice a ses limites et devient rapidement répétitif.

Pour le public hispano-américain

Sixième film de la franchise à succès de James Wan, Conjuring , via le personnage du prêtre Perez (Tony Amendola), déjà apparu dans Annabelle en 2014, La malédiction de la Dame blanche est une transposition contemporaine de la Llorona (la Pleureuse), une légende mexicaine et vénézuélienne qui s’est répandue dans toute l’Amérique latine. Les scénaristes se sont inspirés ici de l’une de ses nombreuses variantes pour imaginer la Llorona comme le fantôme d’une jeune femme qui, dans le Mexique de la fin du XVIIe siècle, noya ses enfants et qui erre désormais sur Terre à leur recherche… Ajoutez à cela un casting très latino (où l’on croise notamment la Vénézuélienne Patricia Velasquez, vue récemment dans La Momie ) et l’on comprend que le film vise clairement le public hispano-américain.

Le thème de la Llorona semble en tout cas en vue puisqu’un second film, Curse of La Lllorona de William Terry, est sorti en DVD aux États-Unis en janvier. Mais on attend surtout la version de la légende qu’en proposera prochainement le Guatémaltèque Jayro Bustamante, dont le deuxième long métrage Temblores sort ce 8 mai sur nos écrans.

The Curse of la Llorona / La malédiction de la Dame Blanche Horreur De Michael Chaves Scénario Mikki Daughtry & Tobias Iaconis Avec Linda Cardellini, Raymond Cruz, Patricia Velásquez, Marisol Ramirez… Durée 1h33.

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